LES INGENIEURS VERIFICATEURS ,GEOMETRES EN CHEF

DU CADASTRE

A- GENERALITES

Une première précision est nécessaire sur le titre de ces personnages: la dénomination d'ingénieur vérificateur a été modifiée en géomètre en chef à partir de 1821.

Loi du 15 septembre 1807, reprise dans le recueil méthodique de 1811 a précisé l'organisation du service et les fonctions de chaque acteur du plan cadastral parcellaire napoléonien.

L'ingénieur vérificateur encadre des "géomètres de première classe" et des "géomètres de seconde classe". Le géomètre de première classe, ou géomètre tout court, parfois , ingénieur géomètre désigne celui qui fait les plans,calcule les surfaces à partir des plans et peut éventuellement établir des liens avec les travaux de géodésie des ingénieurs géographes. L'arpenteur ou "géomètre de seconde classe" n'est chargé que de levés ponctuels de parcelles. Un expert leur est adjoint, chargé de l'évaluation des terres mais n'ayant aucune formation d'arpentage et de géométrie.

Pour plus de commodités, les ingénieurs vérificateur et les géomètres en chef seront désignés par la suite sous le seul vocable "géomètre en chef".


B - RESULTATS CHIFFRES

179 géomètres en chef ayant participé à la confection du cadastre parcellaire à compter de 1808 ont été ainsi recensés. La liste de ces personnages par départements figure en annexe 1.(cette liste n'est certainement pas exhaustive et mérite indulgence et complément).

Ces géomètres en chef ont pu exercer leur activité dans 1 ou plusieurs départements ; c'est ainsi que : (cf. annexe 2)

129 géomètres en chef ont exercé dans 1 seul département

40 ont exercé dans 2 départements

6 ont exercé dans 3 départements

3 ont exercé dans 4 départements ( BOUCHIER , LEFEVRE et ROBERT)

1 a exercé dans 5 départements ( De SAINT PRIEST dans les départements 46,19,21,11 et 32)

Les départements ayant été plus ou moins "gourmands" en géomètre en chef: (cf. annexe 3)

17 départements n'ont vu que 1 seul géomètre en chef

27 départements ont vu 2 géomètres en chef se succéder

32 départements ont vu 3 géomètres en chef se succéder

14 départements ont vu 4 géomètres en chef se succéder

5 départements ont vu 5 géomètres en chef se succéder.(Hautes Alpes, Corrèze, Gers, Lozère et Rhône)

Pour les 37géomètres en chef dont je possède la date de naissance, il apparait qu'ils sont entrés dans cette fonction à l'âge moyen de 32 ans.

C - LEURS ORIGINES

La majeure partie des géomètres en chef sont nés sur le territoire national. Toutefois 2 d’entre eux sont nés à l’étranger dont un avec un cursus impressionnant (JOURDAN/GIORDANO).

  • -GELINSKI Charles Frédéric (Alpes de Haute Provence et Maine et Loire) est un noble polonais originaire de WILNA, né le 10 août 1771 et naturalisé français par ordonnance du roi en date du 4 octobre 1814.
  • -JOURDAN Annibal Joseph Nicolas (AUBE) est né àOCTAJANO dans le royaume de NAPLES le 20 octobre 1769 et naturalisé français par ordonnance du roi en date du 17 février 1815. Son patronyme d'origine était Annibale GIORDANO.

Pour ces deux personnages, le chapitre sur les biographies en fin de cette première partie donne plus de renseignements sur leurs parcours.

Pour ordre, je signale deux géomètres en chef nés aux Antilles :

  • -LEUDIERES de LONGCHAMPS Marie François (Cher), né à SAINT DOMINGUE le 26/5/1789, marié à AHUN (Creuse) le 17/1/1814
  • -PIERRUGUES Pierre Emmanuel (Var et Gironde) né le 29/1/1760 en MARTINIQUE.

D’un autre point de vue, 21 de ces géomètres en chef avaient des signes de noblesse dans leur noms (par exemple : DE KIRWAN, DE PANETTE, DE DIGOINE, le comte BARBERI, GIGAULT D’OLLINCOURT…..etc.).

D – L’ACTIVITE DES GEOMETRES EN CHEF AVANT LEUR NOMINATION

Cet examen permet également de compléter le point précédent. Parmi ceux pour lesquels nous possédons des informations, nous trouvons les professions de:

  • -Archiviste (QUENARD)
  • -Avocat (PIERRUGUES)
  • -Artiste peintre (BELLOT, LELEU)
  • -Artiste poète et utopiste (D’ESPAIGNOL-LAFAGETTE)
  • -Ecole des mines (HOURY)
  • -Ecole Ponts et Chaussées (DERRIEN, GELINSKY, PIERRUGUES)
  • -Ecole de Grignon – génie rural (BEUVIERE)
  • -Géomètre du cadastre (BITOUZE-DAUXMENIL, CALMELS, CARBONNIE, DE KIRWAN, FANOST, GIRARD, LAUR, LAPEYRERE)
  • -Ingénieur géographe (BELLOT)
  • -Mathématiques (professeur ou intéressé par) (BITOUZE-DAUXMENIL, FANOST, JOURDAN/GIORDANO, SIMON)
  • -Militaire – aide de camp (DE DIGOINE)
  • -Militaire – infanterie (BELLOT)
  • -Militaire – génie (DUBOIS, GIGAULT D’OLLINCOURT)
  • -Militaire – artillerie (DE DIGOINE)
  • -Militaire – école militaire (DE DIGOINE)
  • -Militaire – marin – enseigne de vaisseau (LAPEYRERE)
  • -Négociant (AUBRY)
  • -Notaire (AUBRY)
  • -Secrétaire particulier (COLSON)

Cas particuliers :

  • -GELINSKY –Polonais d’origine, engagé dans l’armée autrichienne fût fait prisonnier par les français et ensuite naturalisé.
  • -DE DIGOINE – fît partie des nobles émigrés en 1792, de retour en France en 1802, dépouillé de ses biens, à sollicité un emploi de géomètre en chef afin de subvenir aux besoins de sa famille.
  • Que dire de cette liste où il semble que plusieurs points se dégagent :
  • Les orientations scientifiques des géomètres en chef se dégagent, servir la nation dans cette période au combien troublée ainsi que la volonté de mettre ses connaissances au service du bien public à travers cette grande opération de constitution du cadastre parcellaire napoléonien.

E - Leurs productions

Les géomètres en chef ont produit une masse importante de documentation tant dans la sphère cadastrale qu'en dehors de cette dernière.

1 - Dans la sphère cadastrale

Je pense que de nombreux documents n'ont pu être retrouvés, à l'instar de LAPEYRERE qui a produit 2 ouvrages disparus à l'attention des géomètres de l'ORNE. Mais la liste des thèmes non exhaustifs qui suivent montre tout l’intérêt porté à la connaissance et à l’évolution des techniques du cadastre:

  • -Amélioration sur le levé des plans (AUBRY, DESPAIGNOL-LAFAGETTE qui transmis ses réflexions à LAMARTINE alors député,BUSSET et son traité sur la partie d’art du cadastre…)
  • -Le nivellement barométrique par BUSSET
  • -Notice sur la chaîne métrique par CARTERON
  • -La création et l’utilisation de nouveaux moyens pour calculer les contenances ( planimètre et autres) par BRYON, BEUVIERE, GELINSKY, LAUR
  • -Utilisation de la boussole (LAUR)
  • Quelques propositions pour répondre à des besoins particuliers
  • -Création de cours d’arpentage à UZERCHES par CALMELS
  • -Pratique de la géodésie par LAUR
  • -Création d’atlas topographiques par BUSSET
  • D’autre ont des orientations plus polémiques ou politique, par exemple la réponse faite à M PETIT THOUARS par BRYON
  • Egalement certaines productions sur l’avenir du cadastre parcellaire et sur l’emploi des géomètres à la fin de la confections du cadastre parcellaire ( AUBRY,BARRAU, CALMELS, CARTERON, LEFEBURE, HEURLEY, SIMON, TRUCHY, DE BOISBOISSEL …. Et bien d’autres)
  • Plusieurs géomètres en chef ont signé une pétition initiée par BARRAU sur la nécessité de créer un corps de géomètres expert.
  • L’annexe 5 donne plus de détails sur ces diverses contributions.

2 – Hors de la sphère cadastrale

Hors de la sphère cadastrale, les géomètres en chef (en activité ou pendant leur retraite) ont été très prolixes dans leurs contributions et propositions qui visaient surtout « le bien public et son amélioration » que certaines activités artistiques.

  • -Le bien public

Nous pouvons relever les thématiques suivantes :

  • -Amélioration des races animales par AUBRY
  • -Projet de création de lignes de chemins de fer (AUBRY, DESPAIGNOL-LAFAGETTE, DELAVAU, SIMON)
  • -Amélioration des voies de communication (AUBRY, SIMON)
  • -Création de canaux d’irrigation ou navigation(BOSC, SIMON)
  • -Relevé d’un aqueduc romain par BOSC
  • -Plan de site archéologique par BUSSET
  • -Création d’une ligne de défense militaire à TOULOUSE par BELLOT
  • -Projet de création de bâtiments communaux et amélioration de ville (CARTERON, DESPAIGNOL-LAFAGETTE, PIERRUGUES)
  • -Etablissement de table de correspondance entre anciennes mesures et les mesures métriques (JARRIN, CALMELS)
  • -Création d’un circuit d’eau de consommation à MARSEILLE par DELAVAU
  • -Aménagements de docks à MARSEILLE par DELAVAU
  • -Travaux sur les marais par DERRIEN
  • -Construction du pont de SAUMUR et de la route du Mont CENIS par DERRIEN
  • -Traité de l’arpentage par LEFEVRE
  • -Administration financière des communes de France par PIERRUGUES
  • -Etablissement d’un tribunal de famille dans chaque commune par SIMON
  • -Création au ministère des finances d’une banque nationale avec comptoirs dans les chefs lieux de départements par SIMON
  • -Projet de colonisation d’une partie des LANDES par SIMON

Et encore bien d’autres productions des géomètres en chefs du cadastre:

  • -Activité artistique

Certains géomètres en chef avaient des dispositions artistiques reconnuestels:

  • -LELEU (peinture et dessin)
  • -DESPAIGNOL-LAFAGETTE (poésie)
  • -Traductions d’ouvrages anglais(PIERRUGUES)
  • -PIERRUGUES et son ouvrage le plus remarquable traitant des auteurs érotiques latins publié en 1829 sous le titre « Glossarium eroticum linguae latinae ».
  • -RICHARD (dessin peinture)

L’annexe 6 donnera un détail de ces productions.

F- Intégration dans la société civile

Nombre de géomètres en chef ont été membre de sociétés savantes et ont produits de nombreuses publications sur leurs départements respectifs. Certains même ont été membre fondateur de telle société.

1- Les sociétés savantes

AUBRY Pierre François société d'agriculture d' AVESNES sur HELPE

BUSSET ( Puy de Dôme) membre de la société de géographie

BOUCHIER ( Aube et Loir et Cher) mémoire en 1836 devant la société d'agriculture , des sciences et arts du département de l' AUBE « notice sur le cadastre »

BOULOUMIE (Aveyron) fondateur de la société d'agriculture de RODEZ et de la société des lettres, sciences et art de L'AVEYRON

BITOUZE DAUXMENIL ( Manche) société des antiquaires de NORMANDIE

BELLOT Joseph René ( Haute Garonne) membre résident de l'académie des sciences, section des mathématiques.

DELAVAU Louis Martin ( Bouches du Rhône) ,membre de la société de statistique de MARSEILLE

DESPAIGNOL LAFAGETTE Jean Nicolas ( Ariège) président de la société agricole, littéraire et industrielle de l'Ariège

GIRARD ( Seine Maritime )membre de la société d'émulation de ROUEN

JOURDAN ( GIORDANO) (Aube) diverses académies napolitaines et italiennes

JAUNEZ Pierre Sylvestre membre de la société d'agriculture de la MOSELLE

PIERRUGUES Pierre Emmanuel ( Gironde) était d’ailleurs membre de plusieurs sociétés littéraires comme l’indique le titre de son Mémoire dès 1815.

membre de la société polymatique du muséum d'instruction publique en Gironde, correspondant de l'ancienne université de TURIN

SIMON Jean ( Calvados) membre de l'Académie impériale des sciences , arts et belles-lettres de Caen, membre de la Société d'agriculture et de I 'Association normande.

2- Autres sociétés

KOLB François Joseph Antoine ( Haut Rhin ) membre de la loge Saint Jean de COLMAR , en compagnie du préfet, du capitaine de gendarmerie, le payeur du trésor public, le directeur des domaines, le secrétaire général de la préfecture , le conservateur des hypothèques, le président du tribunal de commerce, le garde général des eaux et forêts....

Il est probable que d'autres géomètres en chef aient été membre de loges maçonniques dans le sillon des préfets de l'époque.

G- Leur action politique

1 – au plan local

Quelques géomètres en chef du cadastre ont exercé des fonctions publiques soit de maire, conseiller général voire député:

-BOULOUMIE (Aveyron), maire de RODEZ du 20/8/1835 au 18/5/1838

  • -JAUNEZ Edouard (Moselle) Maire de METZ du 2/6/1850 au 15/7/1854, membre du conseil général de MOSELLE
  • -LECA Etienne (CORSE), bonapartiste, conseiller général du canton de DEUX SORRU de 1852 à 1858 et de 1861 à 1872.
  • -PIERRUGUES Pierre François (VAR et GIRONDE) fût conseiller général dans le VAR et dirigea ce département avant 1811. Puis en 1814, devient conseiller général en GIRONDE.

2 – au plan national

-AUBRY Pierre François (Tarn et Garonne) fût député du nord de 1848 à 1851, né à CAMBRAI (59) le 8/5/1789, décédé à AVESNES sur HELPE (59) le 25/5 /1861 ; ingénieur en chef du cadastre à MAUTAUBAN.

Pierre François AUBRY

- DE DIGOINE DU PALAIS DE MAILLY Ferdinand, Alphonse, Honoré, (ARDECHE et VAUCLUSE) député aux états généraux de 1789, représentant le bailliage d'AUTUN (Bourgogne), député à la constituante du 3/4/ 1789 au 30/9/1791

H -Titres de reconnaissance

Quelques géomètres en chef du cadastre ont été admis en tant que chevalier de la légion d’honneur plus pour leurs actions publiques que pour leurs activités cadastrales.

C’est ainsi que les géomètres en chef suivants ont été honorés :

  • BITOUZE DAUXMESNIL(Manche)nommé le 28/5/1938
  • GIGAULT D'OLINCOURT louis Achille, nommé le 28/4/1841
  • JACOTIN Pierre , le 17/6/1809
  • JAUNEZ Edouard (Moselle) Ancien maire de METZ, décoré par le président de la république(décret du 4 janvier 1852)
  • LESUEUR Nicolas Abraham , (Pas de Calais), chevalier le 28/4/1821, en tant qu’ingénieur vérificateur, membre de la commission nationale de la nouvelle carte de France.
  • PIERRUGUES Pierre Emmanuel (Gironde).

I - Quelques biographies simplifiées

Ces biographies dont quelques unes sont très sommaires et qui ne demandent qu'à être complétées sont extraites de nombreuses parutions sur les personnages concernés.

A

AUBRY (TARN ET GARONNE)

Pierre François AUBRY est un homme politique né le 8 mai 1789 à CAMBRAI (Nord) et décédé le 25 mai 1861 à AVESNES sur HELPE (Nord) petit fils du constituant AUBRY du BOCHET.

Il fut tour à tour, négociant à AVESNES, notaire, ingénieur du cadastre à MAUTAUBAN, président d'une société d'agriculture d'AVESNES, conseiller général puis député du Nord du 23 avril 1848 au 26 mai 1849 à l'assemblée constituante au sein du groupe de la droite modérée puis du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851 au sein de la gauche. Dès lors il vota constamment avec la minorité républicaine , protesta contre le coup d'état de décembre puis quitta la vie politique.

En tant que négociant, vers 1822,il ouvrit des carrières de marbre puis des scieries et des ateliers de marbrerie. Il occupait en 1847 plusieurs milliers d'ouvriers.

On lui doit un projet de création de la ligne de chemin de fer entre VALENCIENNES et METZ. Il présenta au gouvernement plusieurs propositions concernant la réduction de l'impôt sur le sel, l'amélioration des races d'animaux domestiques ainsi que l'extension des voies de communication.

Après la révolution de février,il fut nommé sous commissaire du gouvernement provisoire dans l'arrondissement d'AVESNES.

Lors de son passage au cadastre du TARN et GARONNE , on lui doit deux études sur la conservation cadastrale et sur les améliorations à apporter dans la levée des plans (1837) ainsi que de la révision et de la conservation de l'opération cadastrale en 1838.

B

BOIMOND Jean Claude (SAVOIE)

Il est né le 9 juin 1770, à 3 heures du matin, à SAINT JULIEN. Il vint au monde dans la maison natale de ses grands parents maternels (les NAVILLE). Il fut baptisé le jour même par le RP de BAUDRY, chanoine de GENEVE et curé de SAINT JULIEN. Des 10 enfants qu’eurent ses parents , il fut le seul survivant.

Son père lui donna une instruction supérieure. Il étudia les mathématiques puis l’architecture et vint s’installer à SAINT JULIEN vers 1791 comme géomètre architecte.

En 1792, les troupes françaises entrent en SAVOIE sous les acclamations des habitants. Il fut procéder aux élections municipales d'abord provisoire puis définitive le 20 janvier 1793. Jean Claude BOIMOND fut élu secrétaire adjoint en même temps que son père officier municipal.

Le 4 avril 1793, SAINT JULIEN fournit à sa nouvelle patrie 31 volontaires, nombre important au regard de la population de 600 habitants mais dénotant la sympathie envers les idées révolutionnaires. Jean Claude BOIMOND sera élu sergent major de la 4ème compagnie dite « compagnie de SAINT JULIEN » du 2ème bataillon du mont Blanc. Il participa à plusieurs batailles.

Il se fit nommer dans le génie en employé en SAVOIE,à la fortification des points stratégiques menacés par les Austro Piémontais.

Le comité de salut public le nomma le 22 septembre 1794 adjoint du génie de 2ème classe, à l’armée des ALPES. Il fut chargé jusqu’en décembre 1796 des fortifications du Mont Valaisan.

En septembre 1796, il fut chargé du service de la Tarentaise jusqu’au 2 août 1798.A cette date il est nommé chef du génie à ANNECY et vint résider tout près de son village de SAINT JULIEN. Le 15 octobre il dut se rendre à GENEVE.

BOIMOND était de petite taille (1,66m), maigre, le visage allongé, haut en couleur , les yeux clairs, nez long et légèrement busqué, cheveux longs châtains, aux oreilles deux petits anneaux d’or qu’il portait depuis sa naissance.

Le 9 octobre 1801, le premier consul supprime les adjoints du génie. Il en est avisé le 12 décembre et il jouira du traitement de réforme à compter du 21.

Rentré à SAINT JULIEN, il reprit son activité de géomètre architecte.

Le 13 décembre 1806, le préfet du LEMAN l’informe de sa nomination de capitaine de la garde nationale sédentaire.

En 1806 il est élu conseiller municipal et le resta jusqu’en 1814.

En février 1809, il épouse Josèphe Marie Constance ARGAND. De cette union naquirent 3 fils et 3 filles.

En 1813, il obtint par l’intermédiaire du ministre de la guerre la place d’ingénieur vérificateur du cadastre du département du LEMAN.

En 1813 et 1814, les autrichiens occupent la SAVOIE. Ils furent défaits à SAINT JULIEN par le général DESSAIX, enfant du pays.

Le préfet du Mont Blanc nomma BOIMOND maire de SAINT JULIEN le 11 juillet 1814.

Par ordonnance du 13 novembre, il fut nommé pour former et présider le conseil d’organisation de la nouvelle garde nationale.

Pendant les cent jours, il fut remplacé en tant que maire. Il rentra à SAINT JULIEN le 12 juillet 1816 ;

Il dressa les plans de reconstruction des nombreux clochers de la région.

Agé de 62 ans, il fut atteint d’un squirre à l’estomac, mal qui ne pardonne pas.

Il mourut le 31 octobre 1832 vers 10 heures du matin et inhumé le 1er novembre au cimetière de SAINT JULIEN.

BARRES DU MOLARD Pierre Alphonse ( Chevalier) (DROME)

Pierre Alphonse géomètre en chef du cadastre de la Drome en 1811 né le dimanche 10/9/1786 ou 1780 au Pouzin (07)

BOSSU Louis François (YONNE)

Né le 5 février 1772 à CLAMECY (Nièvre). Il est le fils de François Damien BOSSU (1741-1808) qui fut ingénieur en chef du domaine de la couronne et de Marthe CLIQUET.

Louis François BOSSU fut ingénieur en chef du cadastre de l'YONNE. Il se marie le 11 octobre 1796 à CRAVANT(Yonne) avec Anne Barbe BILLOUT (1779-1832) , fille de Hubert Philippe BILLOUT et de Anne TISSIER. De cette union naquirent 4 enfants (3 garçons et une fille).

Louis François BOSSU est décédé le 27 mai 1834, à l'âge de 62 ans à SENS (Yonne).

BOSC Auguste (ALPES MARITIMES et VAR)

Géomètre en chef du département du VAR, Auguste BOSC réalisa en 1847 sur une longueur de 5171 mètres, le chaînage et le relevé altimétrique du radier de l'aqueduc romain entre la source Neissoun de la Siagnole sur la commune de MONS et le Jas-neuf sur la commune de TOURETTES.

Il fit également de nombreuses propositions concernant l'irrigation des régions de CANNES, MANDELIEU, LA NAPOULE, ANTIBES, VALLAURIS.

BUSSET François Charles (COTE D'OR et PUY DE DOME)

Alors qu'il était en poste à DIJON, a dressé un plan exact du mont AUXOIS sur le plateau duquel était bâtie la ville d'ALISE SAINTE REINE.

Membre de la société de géographie, BUSSET établi un atlas, statistique et minéralogique du département du PUY de DOME.

Il est l'auteur en 1827 du "traité de la partie d'art du cadastre", contenant un procédé pour exécuter les triangulations et une méthode simplifiée d'arpentage appliquée au cadastre, parvenir à lever les plans parcellaires avec toute l'exactitude possible, sans le secours d'aucun autre instrument que la chaîne.

Auteur en 1827 d'un rapport sur le nivellement barométrique réalisé à l'aide du baromètre de M BUNTEN.

BARRAU Jean Félix (PYRENEES ATLANTIQUES)

En avril 1835, BARRAU adresse un mémoire à la chambre des députés, intitulé " Mémoires sur la conservation du cadastre et sur la nécessité d'instituer un corps de géomètres expert.

Ce mémoire est appuyé par d'autres géomètres en chef du cadastre : RICHARD (Seine et Oise), BOUCHARD (Oise), DAUBLAINC (Seine et Marne), CARPENTIER (Somme), TANGUY (Morbihan) et LELEU (Hautes Pyrénées)

BOUCHIER (AUBE et LOIR ET CHER)

Membre de la Société d'agriculture, sciences et arts du département de l'Aube, a présenté aux membres le 30 mars 1840 une notice sur le cadastre.

BOULOUMIE Joseph Dominique (AVEYRON)

Né le 19/01/1781 à CAHORS (Lot), fils de BOULOUMIE Jean Baptiste et de LAYURET Catherine.

Le 18/2/1811, âgé de 27 ans, il épouse à RODEZ, mademoiselle FLAUGERGUE Marie Marguerite âgée de 22 ans.

Maire de RODEZ du 20 août 1835 au 18 mai 1838, orléaniste, membre fondateur de la société d'Agriculture de RODEZ.

BRYON C H (VOSGES et JURA)

Nommé le 18/2/1807 , géomètre en chef dans le département du JURA.

Il est l'auteur de plusieurs ouvrages :

- lettre à M DUPETIT THOUARS en réponse à son ouvrage" la vérité sur le cadastre français" en 1817

- du cadastre en 1821

- instruction sommaire sur l'usage du planimètre graphique pour donner au calcul des surfaces plus de célérité et de précision en 1826

BEUVIERE (COTES DU NORD)

Le 16 mars 1846, un rapport est présenté à l'Académie des Sciences sur un nouveau planimètre sommateur présenté par A BEUVIERE.

IL fut professeur du génie rural à l’école régionale de GRIGON (Yvelines).

BITOUZE DAUXMENIL Marie Charles Joseph (MANCHE)

"Si l'homme vaut par le cœur non moins que par l'intelligence, Marie Charles Joseph Bitouzé Dauxmesnil doit tenir un rang distingué parmi ceux dont nous recommandons le souvenir à nos descendants", c'est par ces termes que Julien TRAVERS commence sa biographie de MCJ BITOUZE DAUXMESNIL.

Né à BRICQUEBEC ( Manche) le 27 avril 1786, le jeune BITOUZE appartenait à une famille où la culture de l'esprit était plus qu'une tradition. Comme ses tendances allaient vers les sciences exactes, il se dirigea vers les mathématiques.

Géomètre secondaire à compter du 1/4/1807 dans la MANCHE ; géomètre de 1ère classe le 1/1/1810.

Le 27/4/1816, il est nomme ingénieur en chef du cadastre dans la MANCHE, puis en 1821 géomètre en chef.

Il fit réalisé un atlas du département en 55 cartes , au frais entre autres du conseil général du département de la Manche. Gravé sur cuivre par Ambroise TARDIEU , cet atlas fut un modèle pour de nombreux département. Cette entreprise dura 10 ans de 18030 à 1840.

Le 28 mai 1838 BITOUZE fut décoré de la légion d'honneur.

A la fin de la confection du cadastre parcellaire , sa fonction n'ayant plus d'objet , il sera nommé agent voyer en chef du département de la Manche en 1836. Il prendra sa retraite en 1849.

Il mourut à SAINT LO le 3 décembre 1854.

membre de la société des antiquaires de Normandie.

BAUDOIN DES MARETTESLouis Robert (MORBIHAN)

né en 1787 et décédé en 1868

BELLOT Joseph René (HAUTE GARONNE)

Extrait de la notice biographique donnée par M VITRY à l'académie des sciences dontJ R BELLOT était membre résidant. Cette biographie est issue d'un ouvrage intitulé "Discours prononcé par M TAJAN, directeur de l'académie des sciences , inscriptions et belles lettres de TOULOUSE, sur la tombre de M BELLOT, ex géomètre en chef du cadastre du département de la Haute Garonne, membre de ladite société, décédé le 23 juillet 1883". Ce discours a été recueilli par les géomètres du cadastre qui l'ont fait imprimé à leurs frais, pour honorer non seumlement leur chef, mais aussi leur protecteur dévoué et leur ami.

Joseph rené BELLOT est né le 26 février 1766 à BALLON (SARTHE). Il entra à l'âge de 15 ans dans le régiment du Roi dans l'infanterie.

Sorti de la classe industrielle, porté par une volonté d'études sérieuses, il suivit les cours qui étaiet ouverts dans ce régiment. Lorsque la révolution éclate, il est caporal major. Le général de LACLOS remarque ses talents. Le général de LACLOS n'est autre que l'écrivain auteur "des liaisons dangeureuses". Il attacha le jeune BELLOT à sa personne en tantque capitaine aide de camp.

BELLOT accompagne DE LACLOS à TOULOUSE pour organiser des bataillons de volontaires et fonder l'école et le parc d'artllerie d'artillerie . Sous la terreur, DE LACLOS fut dénoncé et emprisonné. BELLOT continua malgré tout à servir le général.

On retrouve BELLOT , attaché à l'armée d'ESPAGNE en qualité d'ingénieur géographe. La paix venu, le régiment dissous , BELLOT est sans emploi. Dépourvu de fortune, il n'a commemoyen d'existence que ses talents d'artiste peintre. Il devint peintre de portrait mais revint vite vers la géodésie et vers le cadastre naissant. Il fut nommé géomètre en chef du cadastre par masse de culture dans le département des Pyrénées Orientales où il resta pendant 5 années .

Avec le cadastre parcellaire il fut envoyé en HAUTE GARONNE. En 1814, devant l'invasion étrangère les travaux furent suspendus. BELLOT participa à la construction de la ligne de défense visant à protéger TOULOUSE . Il participa à la mise en place de la barrière de SAINT CYPRIEN, fit des reconnaissances militaires sur la GARONNE.

La paix revenue, BELLOT repris ses activités cadastrales jusqu'en 1828. Mais une cruelle maladie vint désoler sa vie et il souhaita transmettre à son fils le titre de géomètre en chef. Ce souhait fut exaucé. Mais le calme de la retraite ne s'accordait pas avec ses habitudes. BELLOT fut appelé à vérifier le plan général de la ville commandée par la municipalité toulousaine."Le travail que M BELLOT exécuta dans cette circonstance remarquable, mode de vérification par exemple et qui doit servir de modèle, est un chef d'oeuvre de l'art". L'académie des sciences l'acceuilli en son sein.

"Bon père, ami franc et sincère, chrétien religieux, excellent citoyen, il a des titres à toutes les douleurs": ces mots furent prononcés devant sa tombe.

C


CARTERON (HAUTES ALPES et LOIRET)

Alors dans les HAUTES ALPES, CARTERON, géomètre en chef du cadastre participe au projet de construction de la maison départementale. Revu par Alphonse de Gisors, inspecteur général des Bâtiments civils, ce projet est enfin modifié par les architectes Andreoly et Chaix. Les travaux de construction s’étaleront de 1827 à 1840.

En 1822 , il est nommé géomètre en chef du cadastre du LOIRET. Un litige relatif au tarif de ses collaborateurs l'oppose au sieur ANDRAL, géomètre ordinaire. Ce dernier recours au Conseil d'Etat estimant avoir réalisé des travaux qui normalement incombait au géomètre en chef.

CARTERON fut membre de la commission qui est chargée d'examiner les divers projets de conservation du cadastre. cette commission était composée de MM de RAMBUREAU, pair de France; PERRIER Camille, TESTE, VITET, députés; MAILLARD, conseiller d'Etat; JOURDAN, directeur de l'administration des contributions directes; BOICHOZ, vérificateur spécial des plans du cadastre; CALMELS, CARTERON,LEFEBURE, géomètres en chef; VALLEE, chef du bureau du cadastre au ministère des finances, secrétaire.

Il termina peut être sa carrière comme ingénieur vérificateur spécial du cadastre et sera l'auteur en 1840 d'une notice relative à la chaîne métrique. 

COLSON (INDRE)

COLSON était en 1789 secrétaire de Monsieur le Marquis-de-Laugaunay, dernier seigneur de Levroux (INDRE).

Une anecdote sur la linguistique:

En 1842 , Monsieur Colson Géomètre en chef du Cadastre, chargé de diriger les opérations pour établir le plan cadastral dans toutes les communes du canton de Levroux, se présenta à une réunion du conseil Municipal de Levroux présidée par le Maire, pour demander des renseignements sur certaines difficultés signalées par les arpenteurs, PREVOST et Guimas, et déclara aux membres du conseil qu'il était obligé d'écrire sur le Cadastre le nom de la Fontaine de Céphons avec un C pour 7 et ph pour F parce que le nom de Céphons était un nom Grec, et que des temps les plus reculés jusqu'à nos jours . La Grande Fontaine n'avait eu d'autre nom que la Céphons où Fontaine de la Céphons il ajouta qu'il ne fallait pas s'étonner que la Céphons eût un nom Grec parce-que les noms Grecs sont très commun dans la langue Française, comme par exemple les Phalange, Phare, Pharmacien, Orphicléîde, Orthographe, Orchestre, Théologie, Thèse; la déclaration de Monsieur Golson fut approuvée et autorisée sans observation,

CHEVALIER DE LAUZIERES Louis Narcisse (LOIRE ATLANTIQUE)

Né vers 1796, marié à NANTES avec Marguerite Anne MOURAIN

CALMELS Laurent (CORREZE, SAONE et LOIRE)

Laurent CALMELS est né vers 1783 à LABARTHE (AVEYRON), Il décède vers 1856. Il épouse vers 1813 Marie AntoinetteDAVID (née vers 1786 à NOZEROY dans le JURA- et décède vers 1863).

En 1808 , CALMELS fonda en CORREZE , à UZERCHE , un cours d'arpentage qui fonctionna quelques mois.

Au 18ème siècle, la Saône formait une boucle très prononcée à la hauteur de la commune d'Epervans. (Saone et loire) créant l'île CHAUMETTE.

ile chaumette

Le 7 juillet 1825, Monsieur Laurent CALMELS, géomètre en chef du cadastre de Saône et Loire, se rend acquéreur de la propriété qui appartenait à Monsieur Gomez Maurice André CHAUMETTE, habitant Clermont Ferrand, pour la somme de 50 000 Francs.

En 1829, CALMELS réalisa une table de correspondance des anciennes mesures usitées en Saône et Loire avec les mesures métriques

D

DAUBLAINE

Il publia un ouvrage sur la nécessité d’utiliser la tourbe en FRANCE, dans l’intérêt de l’industrie, de l’agriculture et des classes ouvrières.

DERRIEN Romain Marie (MAINE et LOIRE)

Né à QUIMPER le 1er juin 1780 et mort à PARIS le 20 janvier 1844.

Elève des Ponts et Chaussées, il fut attaché aux travaux de la route du Mont CENIS ; travaux qui se terminèrent sous sa direction.

Il devint ingénieur en chef du cadastre en MAINE et LOIRE.

A exécuté des travaux dans les marais de l’Authion et la construction du pont de SAUMUR.

En 1833, le gouvernement lui confia l’établissement des routes stratégiques de l’Ouest.

D'HEBECOURT Honoré Augustin (Corrèze)

Honoré Augustin, le cas échéant Augustin Honoré, fut

dragon au régiment d'Orléans le 14 may 1782,

brigadier le 4 décembre 1785,

fourrier le 1er janvier 1787,

maréchal-des-logis-chef le 6 septembre 1789,

adjudant sous-officier le 1er décembre 1789,

fait officier à Saint-Domingue jusqu'au grade de chef de 1/2 bataillon. Il est resté à Saint-Domingue jusqu'à l'an 9 où il a été consul intérimaire à Baltimore jusqu'à la ratification du traité de la Louisiane qu'il a porté en France en l'an 11.

Augustin passe ensuite dans le corps des ingénieurs du cadastre de France en 1804, est nommé vérificateur le 1er janvier 1806, ingénieur-en-chef vérificateur le 1er janvier 1808 et n'a quitté son poste qu'à l'évacuation du département des Bouches de la Weser. Il a dirigé le levé de plans de 154 communes de 1808 à 1813. Il est major de cavalerie du Premier Corps Franc du département de la Seine le 21 mars 1814. Le 21 mai 1814, il postule pour un emploi d'ingénieur géographe ou de major d'un régiment destiné à passer aux colonies. C'est qu'il est propriétaire à la Martinique et à Saint-Domingue. On lui répond que les postes d'ingénieurs géographes sont réservés aux polytechniciens.


DE CHATELLUS Victor (RHONE)

Géomètre en chef du cadastre du RHONE de 1807 à 1815.

mort le 3 octobre 1815.

DIGOINE du Palais de MAILLY Ferdinand Alphonse Honoré (VAUCLUSE)

Né à DUNKERQUE le 16 mai 1750, marquis du Palais , fils de Claude Ferdinand de DIGOINE et de Marie Catherine Françoise TUGGHE, fille de Thomas d'une famille noble anglaise. Son nom et ses armes figurent dans les salles des croisades à VERSAILLES.

Elève de l'école royale militaire, il servit dans l'artillerie comme lieutenant (1767), mousquetaire de la garde du roi (1773) puis dans la cavalerie où il sera nommé capitaine en 1775. Il fut alors nommé chevalier de Saint Lazare.

En 1781, il habite en BOURGOGNE.

Député aux états généraux de 1789 par la noblesse pour le baillage d'AUTUN en Bourgogne, membre de l'assemblée constituante du 3 avril 1789 au 30 septembre 1791 où il sera un ardent défenseur de la monarchie. Dans la séance du 19 juin 1790, il tenta vainement de faire revenir l'assemblée sur le décret qui supprimait les titres.

En 1791, Il rejoint l'armée des princes à COBLENTZ, il fit la campagne de 1792 en qualité d'aide de camp du comte d'ARTOIS. Lorsque l'armée fut licenciée, il effectua quelques missions en SUISSE et en FRANCE puis il suivi les princes en ANGLETERRE.

Emigré, lorsqu'il rentre en FRANCE en 1802, il est dépouillé de tous ses biens, son château du Palais incendié. Sans fortune, il se vit contraint de solliciter une place qui lui permit de subvenir aux besoins de sa famille. Il devint alors ingénieur en chef du cadastre dans le département de l'ARDECHE puis dans celui du VAUCLUSE jusqu'au retour du roi qui le nomme chevalier de Saint Louis le 10 août 1814.

Nommé le 30 mai 1814 maréchal de camp, il fut mis à la retraite le 4 septembre 1815.

Au cours de sa carrière, il publie quelques brochures politiques.

Il s'était marié avant 1787 avec Marie Thérèse de FORGES. Son fils Charles Louis Léopold fut sous préfet de FONTAINEBLEAU.

Il décède le 18 février 1832 à VERSAILLES sans avoir reçu la moindre faveur des princes auxquels il avait donné des preuves de dévouement.

DE BOISBOISSELJean Hyacinthe (LOIRE et TARN)

Jean-Hyacinthe de Boisboissel (ou Jean-Baptiste-Hyacinthe), (1778-1848) fils de François-Isaac, comte, né le 28 octobre 1778 à Guingamp, fut destiné à servir dans la marine royale: nommé "élève des Ecoles Royales Militaires le 3 décembre 1787", il s'y préparait depuis cinq ans à l'école militaire de Vendôme lorsque la mort de l'infortuné Louis XVI vint lui fermer cette carrière. Trop jeune alors pour pouvoir partager avec ses frères l'honneur et le péril de l'émigration, il resta dans sa famille et ne porta point les armes pour une cause qui n'était plus celle de ses rois.

Il fut commissionné géomètre dans le département des COTES DU NORD le 14 brumaire an 13 (1804) puis vérificateur des plans dans la VIENNE le 4 février 1807.

Cependant, lorsque l'horizon politique commença à s'éclaircir, et qu'un gouvernement au moins régulier eut succédé à l'anarchie, il crut pouvoir accepter le 9 février 1808 la place d'ingénieur-vérificateur et géomètre en chef du cadastre dans les départements de la LOIRE et le 18 décembre 1815 dans le TARN à ALBI au traitement de 3000 francs annuels.

Le directeur des contributions directes de l’époque le décrit comme « un géomètre en chef qui a du talent, il a toutes les connaissances , rien ne laisse à désirer si ce n’est quelques fois un peu plus d’activité. Il est très honnête et sa conduite est exempte de tout reproche ».

E, 1838, le directeur des contributions directes écrit à nouveau « M DE BOISBOISSEL garde malgré son âge toute l’activité d’un jeune homme, il fait la plus grande partie des vérifications lui-même et je n’ai qu’à m’applaudir des mes rapports avec BOISBOISSEL ».

A l'époque du débarquement de Buonaparte en 1815, il a été assez heureux pour donner à la cause royale des preuves d'un dévouement qui a trop peu d'imitateurs, dans cette circonstance funeste.

Il se rallie au premier détachement de volontaires royaux qui se portèrent à CLERMONT et à MOULINS dans l’intention de s’opposer à la progression des troupes ralliées à BONAPARTE. Il servit sous les ordres de M de CHAMBOST, colonel de la garde d’honneur lyonnaise jusqu’à l’instant où le roi décida de fuir la capitale.

Après le licenciement des volontaires royaux, il retourna à MONTBRISSON mais fut signalé aux autorités comme royaliste dangereux ; Proscrit, il fut arrêté le 28 mai 1815, il fut transféré sous bonne escorte à la prison de Saint JOSEPH, à LYON.

Sur le point d'être exécuté pour son attachement au roi, il eut la vie sauve (et toute la descendance Boisboissel) grâce à la défaite de Waterloo. En effet Jean Hyacinthe avait perdu 3 frères durant la révolution et ayant un frère ainé sans postérité, il était le dernier BOISBOISSEL qui pouvait assurer la postérité de la famille.

Remis en liberté le 21 juin 1815, après 25 jours de détention, il est revenu à MONTBRISSON où il n’a cessé de donner de nouvelles preuves de ses bons sentiments en se montrant prêt à résister, à mains armée, à tout ce qui pouvait être contraire au service du roi.

Une attestation de fidélité à la cause royale fut faite à Montbrison, le 28 décembre 1815.

Le 15 décembre 1817,le ministre des finances accorde un congé de 2 mois à DE BOISBOISSEL que des affaires personnelles appellent dans son pays. Congé confirmé le 15 décembre 1818 par le directeur des contributions directes du TARN.

Il épousa le 6 avril 1818, après contrat du 25 février 1818 passé devant Salpin et le Bouetté, notaires royaux à Guingamp, damoiselle Anne-Marie-Julie de Saisy Kerampuil, (1797-1861), née à Oxford le 24 Avril 1797, fille de Charles-Marie-François, comte de Saisy Kerampuil, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et de dame Julie-Marie de la Boëssière-Lennuic. Anne-Marie-Julie était la nièce de Agathe de Saisy Kerampuil, qui épousa en 1795 Hippolyte Loz de Beaucours avocat général au Parlement de Bretagne.

Le 30 juin 1818, le ministre des finances signale au préfet du TARN que M MATHIEU , inspecteur extraordinaire chargé d’examiner tous les ingénieurs vérificateurs, lui a remis un rapport sur l’activité de DE BOISBOISSEL et que les conclusions ne sont pas favorables par manque de connaissances théoriques.

Le ministre demande alors au préfet de lui communiquer toutes informations sur DE BOISBOISSEL et sur ses travaux et demande également à l’expert et au contrôleur des contributions directes de dire s’ils ont trouvé des discordances de contenances ayant entrainé des réclamations en nombre. Enfin le directeur des contributions directes est sommé de dire si M DE BOISBOISSEL est apte à diriger et à surveiller ses géomètres, il doit examiner sa comptabilité , la qualité du dessin , son zèle et son assiduité ainsi que la considération dont il jouit auprès des autorités et des propriétaires.

Le 1er mai 1836, le ministre des finances informe le préfet du TARN que DE BOISBOISSEL est « accusé de tenir une conduite politique et de chercher à propager des idées contraire à l’ordre légal » ; il prit le préfet de « lui faire savoir jusqu’à quel point cette accusation est fondée et s’il pense qu’il y ait lieu de prendre quelques mesures à l’égard du chef de service concerné ».

Le 31 mai 1838, une lettre anonyme (signée :le sous officier)est adressée au ministre des finances concernant les agissements de M De BOISBOISSEL :"combien la conduite et la manière de pense de M De BOISBOISSEL est peu conforme aux vues de notre gouvernement, c'est un des antagonistes déclarés. Les principes d'après lesquels ce fonctionnaire agit aujourd'hui démentent avec ceux dont il donna des preuves en 1814-1815."

" - pour ne pas participer aux dernières élections , il s'est absenté et à voyagé pour un parti contraire et corrupteur afin degagner des prosélytes

- il a vu avec dédain les réjouissances qui ont eu lieu à la cour au mariage du prince royal au même temps que le France entière exprimait ses joyeuses félicités .

-... qu'il ne sera jamais partisan de la dynastie régnante

- dans son bureau si mal composé, il est d'accord avec l'inspecteur des contributions directes pour tolérer certains abus dont les géomètres le rendent coupables

-ses principes moraux sont démasqués malgré l'orientation religieuse dont il voudrait les couvrir."

En marge de cette lettre est reporté le texte suivant:

"M de BOISBOISSELfut révoqué par arrêté de l'empereur du 28 mai 1815. Il était alors dans le LOIRE. On le regardait comme un royaliste dangereux, il fut accusé d'avoir contribuer à la désertion de plusieurs officiers.Réintégré au moisde juillet suivant"

Jean-Hyacinthe mourut le 25 mai 1848 à Paris. Sa femme mourut à Paris le 29 mai 1861 et fut inhumée au cimetière Montparnasse.

De Boisboissel

DUBOIS (RHONE)

Ancien capitaine du génie. Il offre ses services au conseil municipal de LYON afin de lever le plan de la ville.

DE VINCENT DE PANETTE Barthélémy Gabriel (CHER)

Originaire de la région des DOMBES, il est baptisé en 1783 à LYON.

Il épouse le 19/7/1813 à BOURGES , Madeleine Mélanie de MARCILLAC.

Il achète en 1829 le château de CONTREMORT à FUSSY et transforma son hôtel particulier en maison de rapport. En 1839, il loue son hôtel particulier au gouvernement de LOUIS PHILIPPE pour abriter l'exil de DON CARLOS

le 10/12/1863, décès de Barthélémy Gabriel Vincent de Panette à BOURGES


DE KIRWAN Jean Jacques Marie (James) (HAUTES ALPES)

D'origine irlandaise;

Baptisé le 18 septembre 1779 à BORDEAUX.

D'abord ingénieur(géomètre) il devint ensuite ingénieur en chef du cadastre.

Il épouse à GAP le 16 novembre 1808, Henriette Marguerite d'ESTIENNE de SAINT JEAN de PRUNIERES. Ils eurent plusieurs enfants dont 3 filles dont MARIE-ANAIS, religieuse du sacré cœur de Jésus et ALPHONSINE supérieure du couvent des Ursulines de GRENOBLE où vint se retirer leur troisième fille ALEXANDRINE.

Il décède à BESANCON le 21 janvier 1856.

DESPAIGNOL LAFAGETTE Jean Nicolas (ARIEGE)

De souche ariègeoise, Jean-Nicolas Despaignol-Lafagette, né à MER dans le LOIR et CHER, en 1796, géomètre en chef du cadastre à FOIX depuis 1823, et ex-président de la Société agricole, littéraire et industrielle de l'Ariége, membre lauréat de l'Académie de Toulouse, il se marie à Melle de LESTANG

Venu à Vichy en 1860 pour soigner les symptômes d'une pierre vésicale âgé alors de 76 ans (donc né en 1784) et guéri par les soins de Raoul Henri Leroy d'Etiolles, il était le fils de Jean-Bernard Lafagette, négociant à MER, conseiller général du LOIR et CHER en 1790/1792.

Il adresse, vers les années 1834 - 1836 à Alphonse de LAMARTINE, alors député, un mémoire sur la cadastre de la FRANCE et vues sur les moyens de perfectionnement et d 'économie qu'on pourrait apporter dans la partie topographique. LAMARTINE le félicité pour ce travail dans sa lettre de mai 1836 en lui indiquant "j'ai malheureusement des occupations trop nombreuses pour pouvoir m'occuper de cette matière mais lorsque la question se présentera, je vous promets d'y intéresser mes amis politiques".

A la fois architecte, ingénieur, sociologue, économiste, on lui doit de nombreuses études : un plan d'aménagement de la ville de FOIX, des mémoires en vue de la création de la ligne de chemin de fer TOULOUSE - FOIX dont il souhaitait le prolongement vers l'ESPAGNE.

Il a laissé quelques poésies dont une relatant de manière enthousiaste la fête de FOIX.

Il est le père de Raoul LAFAGETTE, poète des Pyrénées.

DELAVAU Louis Martin (BOUCHES DU RHONE)

Né à TOURS en 1772. Son père est un riche négociant dans le cuir et souhaite donner à son fils une bonne et riche instruction.

Il entre au Collège Royal de la FLECHE ( SARTHE) qui deviendra le Prytanée militaire de LA FLECHE. Il y suit les cours de 1785 à 1791.Il a alors 19 ans et fréquente M PASQUIER, élève dans la même école et futur duc et président de la chambre des pairs. A sa sortie , il intègre le commerce de cuirs de son père.

Il se marie très jeune mais n’est pas heureux dans le mariage et les époux se séparent rapidement.

En 1798 DELAVAU se rend à PARIS pour trouver un emploi dans les cuirs. Mais versé dans la géométrie et les mathématiques , il trouve un emploi au cadastre. Envoyé en BELGIQUE , puis SAVOIE et GENEVE , il est affecté dans divers départements de France. Il est alors élevé au grade de géomètre en chef du cadastre dans les BOUCHES du RHONE.

Il devient membre actif de la société de statistiques de MARSEILLE en 1834.

IL produit plusieurs ouvrages sur divers thèmes (mémoire sur un projet de chemin de fer entre MARSEILLE et LYON, projet de docks, moyen de fournir à la ville de MARSEILLE les eaux nécessaires à la consommation).

Il décède d’apoplexie foudroyante le 8/9/1842 à MARSEILLE.

DUMAS RAMBAUD Jean François Annet (CREUSE)

On sait simplement qu'il est présent le 30 septembre 1813 au mariage de son cousin Annet GAUMET avec Marie Jeanne Louise DECHIERFRANC à AUBUSSON.

DE SAINT PRIEST (COTE D OR)

Présent en COTE D'OR en 1826

F

FANOST Louis François (DROME, INDRE et LOIRE)

En 1803 , abandonne son poste de professeur de mathématiques et se dirige vers la DROME où il est nommé ingénieur en chef du cadastre le 23 juin 1803 (4 messidor an 11). Il arrive à VALENCE le 24 juillet 1803 (5 thermidor an 11) avec 6 collaborateurs.

Le 20 octobre 1803 (27 vendémiaire an 12), un arrêté invite FANOST a s'adjoindre plus de collaborateurs.

Le 27 avril 1813, il est nommé géomètre en chef du cadastre en INDRE et LOIRE jusqu'en 1833 où il sera remplacé par Camille GAYARD, son neveu.

G

GAYARD jean Baptiste Camille (INDRE et LOIRE)

Né à PARIS le 11/9/1797 dans une famille aisée ,il perd son père à l’âge de 3ans ½.

Son père est décédé dans la presqu'ile de LA VALETTE sur l'île de MALTE le 13 mars 1801 , Il est le cousin germain de Louis François FANOST, professeur de mathématiques à PARIS et qui devient en 1803 , géomètre en chef du cadastre dans la DROME puis en SEINE et OISE et enfin en INDRE et LOIRE où il est nommé le 27/4/1813.

A 16 ans , GAYARD habite chez FANOST qui le forme à la théorie et à la pratique du cadastre . En 1817, il est chef du bureau de FANOST.

GAYARD se marie le 5/1/1824 à Marie Françoise GUIHOREL. FANOST est le témoin du marié. Ils habitent dans la maison du frère de la mariée qui y a installé une fabrique de soieries et de passementeries.

GAYARD est nommé délimitateur spécial dans le canton de LOCHES par arrêté préfectoral en date du 11/9/1824. En 1825, il passe dans le canton de SAINTE MAURE. En fait, il fait office de géomètre en chef du département d’INDRE et LOIRE et est nommé comme tel en 1833 en remplacement de FANOST dont l’état physique ne lui permet plus d’aller sur le terrain et est en situation financière précaire. FANOST a fini par démissionner et le ministre des finances le révoque et nomme GAYARD le 24/6/1833 ( il a alors 36 ans).Auparavant GAYARD fut également officier de la garde nationale de TOURS avec le grade de sous lieutenant puis de lieutenant au 1er bataillon.

A l’achèvement du cadastre, les géomètres du cadastre avaient vocation à devenir agent voyer et le géomètre en chef à devenir agent voyer en chef suite à la loi du 21/5/1836 organisant le service vicinal en France.

C’est ainsi que le 26/12/1837, GAYARD est nommé agent voyer en chef du département d’INDRE et LOIRE avec 2200 francs de traitement fixe.

Il en donne sa démission en septembre 1849.

GRAMM Jean Georges (HAUT RHIN)

Né à COLMAR, il est décédé le 8 juin 1835 à COLMAR à l'âge de 49 ans, les témoins furent André SCHNEIDER, géomètre du cadastre et Louis Modeste SCHEMMEL, géomètre forestier

GAUD Jean A François (RHONE)

Fut ingénieur vérificateur du département des Forêts (Luxembourg actuel) jusqu'en 1814.

Devint ingénieur vérificateur du cadastre du RHONE de 1815 à 1835 environ.

GIGAULT D OLINCOURT Louis Achille ( MEUSE )

Né le 1 décembre 1777 à DOULLENS, paroise de Saint Martin (SOMME).Il est le fils de Achille Alexandre GIGAULT et de Marie Josephe BRIARD.

Entré comme volontaire en 1791 dans le 4ème bataillon de la SOMME dont son père était le commandant. Il participe aux campagnes du NORD de 1792 à 1794 et assiste ua bombardement de LILLE. Mis en réquisition par les officiers généraux pour le service du génie de la place de DOUAI le 19 nivose an II (8 janvier 1794), il est nommé surveillant des fortifications et bâtiments militaires de la place de DOUAI le 19 germinal an III (8 avril 1795). Il est nommé capitaine adjoint au corps du génie le 1 thermidor an III (19 juillet 1795). Il a servi en cette qualité dans les places de DOUAI, LILLE, BELFORT et HUNNINGUE jusqu'à la fin de l'an X (septembre 1802).

A BELFORT, il a participé aux travaux d'établissement du camp retranché de la MIOTTE et de la JUSTICE taillé dans le roc.

Il est nommé géographe du département des DEUX NETHES (ANVERS) et chargé du cadastre en 1803, géomètre en chef en 1804 et ingénieur vérificateur du cadastre en 1808.

En septembre 1815 il est nommé dans le département de la MEUSE où il est nommé géomètre en chef du cadastre.

Il cesse son activité le 1er juillet 1838 pour cause d'infirmités graves.

Fait chevalier de la légion d'honneur

Décédé le 12 mars 1847 à BAR LE DUC (MEUSE)

GELINSKY Charles Fréderic (ALPES DE HAUTES PROVENCE , MAINE et LOIRE)

Frédéric Charles Gelinski, noble polonais originaire de Wilna (probablement actuellement VILNIUS capitale de la LITUANIE)

Fait prisonnier en 1792 avec son régiment autrichien. Il demeura en France et fut admis aux Ponts et Chaussées a Troyes, puis, en 1812, en Hollande, dans le département de la FRISE, alors contrôlée par la France.

Naturalisé le 4 octobre 1814 par ordonnance du roi

acte naturalisation Gelinsky et Giordano

Il devint chef du Cadastre à Angers. A son arrivée le cadastre avait pris un sérieux retard. Mais l'avancement ne donnât toujours pas satisfaction et suite à une enquête du vérificateur spécial du cadastre, il fut remplacé en 1831 par PRISTON.

Le 10 juin 1824, il dépose un brevet pour une roue non excentrique, à palette mobiles, à l'usage des bateaux à vapeur.

Fut envoyé en disgrâce à Digne après la révolution de juillet de 1830.

En 1838 dans une publication intitulée " Livre de l'arpenteur-géomètre" est décrit un calculateur rapporteur crée par GELINSKY.

Il mourut le 18 octobre 1837 à DIGNE.


GIRARD et CARBONNIE (SEINE MARITIME)

C'est le seul cas recensé où 2 géomètres en chefs du cadastre ont opérés simultanément sur le même département (celui de la Seine Maritime).

Précédemment, ces deux personnages étaient géomètres dans le département de la Seine et Oise.

GREAU-DUBOIS François (CHARENTE)

Il s'est marié le 25 septembre 1812, son épouse portait le prénom de Louis Victoire.

H


HOURY (JURA)

Ancien ingénieur des mines (promotion 1794-1795) publie une théorie des nombres.

J


JARRIN Charles ( ?) (AIN)

Originaire de la BOURGOGNE, élève d’une célèbre école de dessin fondée dans la ville de BOURG par Fr. DEVOSGES en 1783 sous le titre de l’académie des Beaux Arts.

Il s’engage en 1792 à l’appel de la patrie en danger et fut envoyé en VENDEE. Il employa ses talents d’architecte et de décorateur à rénover les églises vendéennes endommagées. Lazare CARNOT, bourguignon comme lui, lui obtint un congé et fut nommé à BOURG, comme ingénieur du cadastre

Publie un manuel pratique des poids et mesures du département de l'AIN.

JOURDAN Annibal Joseph Nicolas ; Annibale Guissepe Nicolo GIORDANO dit ( AUBE)

Annibal GIORDANO est né à ASTALONGA, un hameau de Saint Joseph de OTTAJANO (maintenant San Guiispe Vesuviano) dans le royaume de NAPLES le 20 octobre (ou novembre) 1769.Son père Michele était médecin à la cour de Ferdinand IV . Sa mère est Maria GAETANA.

Il démontre rapidement une vocation pour les études scientifique set humanistes. A 14 ans , il est confié par son père à l'école de Nicolo FERGOLA à NAPLES. FERGOLA était un célèbre mathématicien et son enseignement était renommé.

Dès 1786, GIORDANO présente un mémoire à l'académie royale des sciences de NAPLES. Ce travail lui donne droit à une allocation mensuelle et le droit de participer aux réunions de l'académie. Sa notoriété fut grande l'année suivante où il fut invité par la société des sciences à répondre à la solution de CRAMER. On le baptisa alors comme le nouveau PASCAL. Il a alors 16 ans. Cette démonstration eut une résonance européenne.

En 1789, il devint professeur à l'académie militaire Nunziatella, puis membre résident de l'académie royale des sciences enfin examinateur pour l'académie militaire et l'académie de marine.

En 1790, GIORDANO et Don Carlos LAUBERG ouvre à NAPLES une académie de chimie et de mathématiques.

C'est alors que les nouvelles idées de liberté , égalité de la FRANCE arrivent à NAPLES.

Des réunions sont organisées dans sa demeure pour lire le français le aussi "le moniteur".

En décembre 1792, la flotte française arrive dans le golfe de NAPLES dirigée par l'amiral Louis de LATOUCHE-TREVILLE. Le royaume de NAPLES n'ayant pas reconnu le république française ni son ambassadeur. Les navires français restent à l'ancre jusqu'au 29 janvier 1793. Ce séjour donne l'occasion de contact entre les français et le patriotes napolitains; GIORDANO et quelques comparses sont allés sur le "Languedoc", navire de l'amiral français.

Le 21 mars, ces "contacts "sont dénoncés et 75 conspirateurs dont GIORDANO sont arrêtés et enfermés dans la tour du castel DELL'OVO. Entre le 3 et 4 septembre , tentative d'évasion mais GIORDANOI est blessé et repris. Il risque d'être envoyé à la potence. Mais suite à quelques interventions il est emprisonné temporairement dans la forteresse de GAETA jusqu'en 1798. Le 27 janvier 1800, il est condamné à mort par le conseil d'Etat, jugement confirmé par le Roi. L'exécution prévue pour le 1er février a été commuée en peine d'emprisonnement dans l'île de FAVIGNANA où il est resté jusqu'en juillet 1801 quand , par le traité de LUNEVILLE entre NAPOLEON et FERDINAND IV, la liberté a été redonnée aux prisonniers politiques. Il aurait été sauvé de la mort par l'intervention de la reine Marie Carolina mais ceci reste à prouver.

Il arrive à pied à MARSEILLE le 24 décembre 1801 muni d'un passeport délivré par le Prince de CASSARO, ministre d'Etat du royaume de NAPLES. Il déclare devant le maire de MARSEILLE le 21 janvier 1802, son intention de se fixer en FRANCE et d'acquérir le droit de citoyen français . Il s’essaie au commerce (épicerie) sans succès. Il revient vers ses études favorites et participe au levé du plan de MARSEILLE.

Le 18 avril 1803, par arrêté du préfet des BOUCHES du RHONE, il est nommé adjoint au géomètre en chef du cadastre de ce département. Il travaille à MARSEILLE avec ses frères Michèle et Xavier.

En 1804, il passe dans le département des HAUTES ALPES comme géomètre en second pour lever le cadastre par masse de culture.

Suite à des difficultés avec son chef, il part pour PARIS avec les recommandations du préfet de GAP et en 1806 est nommé géomètre en chef du département de GENES. Après avoir exceller dans sa nouvelle activité , il est nommé ingénieur en chef du cadastre dans l'AUBE en 1809.

Ardent défenseur de l'éducation populaire, il fut à TROYES ce qu'il avait été à NAPLES: il ne quittait pas les écoles d'adultes et fut le patron de l'enfance.

Le 17 février 1815, le chancelier d'AMBRAY lui envoie des lettres de naturalisations "qui font honneur au prince qui les a donné " et à l'ingénieur qui les a méritées et pris le nom de Annibal JOURDAN.

Il décède à TROYES le 14 mars 1835 alors qu'il était géomètre en chef du cadastre du département de l'AUBE et membre du conseil municipal de TROYES

acte naturalisation Gelinsky et Giordano

Il décède à TROYES le 14 mars 1835 alors qu'il était géomètre en chef du cadastre du département de l'AUBE et membre du conseil municipal de TROYES.

Un buste en marbrede Annibal JOURDAN existe au musée d'art , d'archéologie et de sciences naturelles de TROYES, exécuté par Pierre Charles SIMART

Annibal Jourdan

Un brillant éloge lui fut rendu après son décès en 1835 par son collaborateur N.A COTTET dont de larges extraits figurent ci avant.

JACOTIN Pierre(1765 - 1827)

Bien que n'étant pas directement concerné par l'établissement du cadastre napoléonien parcellaire, il m'est apparu intéressant de relater l'histoire de Pierre JACOTIN.

Pierre JACOTIN est né le 11 avril 1765 à CHAMPIGNY LES LANGRES (Haute Marne). Son père ETIENNE était cultivateur et sa mère est née Jeanne TESTEVUIDE. Son oncle Dominique TESTEVUIDE était un des responsable de l'établissement du plan terrier de la CORSE exécuté en application de l'édit royal d'avril 1770. Pierre JACOTIN , sous cette influence dirige ses études vers les mathématiques. En 1781, il arrive en CORSE et travaille au cadastre sous la direction de son oncle. Il est successivement élève géomètre, ingénieur géographe et chef vérificateur.

En 1794, le travail est pratiquement terminé, c'est alors que les anglais s'emparent de BASTIA (le 22 mai 1794 ou 3 prairial an II), les français sont alors contraints de remettre le plan terrier aux anglais. Autorisé à en prendre copie, malgré la mauvaise volonté de l'amiral anglais HOOD, JACOTIN fait preuve de copisteet en mars 1796 quitte la CORSE avec une copie complète des documents.

En 1798, Dominique TESTEVUIDE, chef de tous les géographes et Pierre JACOTIN sont affectés au corps expéditionnaire d'EGYPTE en vue de lever la carte du pays. Ils débarquentALEXANDRIE le 5 juillet 1798. Ils effectuent le lever d'ALEXANDRIE et se dirigent vers LE CAIRE , mais Dominique TESTEVUIDE est assassiné le 21 octobre 1798 lors de la révolte du CAIRE.

En février-juin 1799 JACOTIN fait partie de l'expédition de SYRIE, il a le mérite d'arpenter à pied la distance entre LE CAIRE et SAINT JEAN D'ACRE, relevant au pas et à la boussole les marches et camps de l'armée. A son retour au CAIRE, BONAPARTE le nomme le 28 juin 1799, chef des ingénieurs géographes de l'armée d'ORIENT assimilé au garde de colonel.

Membre de la commission des sciences et arts , il est admis au sein de l'institut d'EGYPTE le 20 janvier 1800 et du conseil privé d'EGYPTE le 14 septembre suivant. En juillet 1800n une chute de cheval lui provoque une double fracture de la jambe droite.

le 7 juillet 1801, il épouse au CAIRE, Marie NAYDORFF, fille d 'un négociant en grains. A son retour en FRANCE en décembre 1801, il est affecté au dépôt de la guerre comme chef de la section topographique avec rang de chef de brigade le 16 janvier 1802. Il conservera ce poste jusqu'à sa mort. Il fut également professeur à l'Ecole Spéciale militaire de FONTAINEBLEAU à partir du 10 mars 1803.

Dans son service, JACOTIN crée une école de gravure et de dessin. Il dirige la confection des cartes topographiques de l'EGYPTE et de la SYRIE. Il rédige un mémoire sur la construction de la carte d'EGYPTE qui sera intégrée dans l'illustre Description de l'EGYPTE publiée de 1809 à 1822 en 20 volumes.

En 1821, JACOTIN est l'un des fondateurs de la société de géographie; ensuite il dresse la carte de l'ESPAGNE, puis une carte de la CORSE en 1824,sous sa direction , la carte d'état major au 1/80000 est commencée.

Il sera décoré de la légion d'honneur le 17 juin 1809 puis officier le 25 avril 1821, chevalier de Saint Louis le 13 août 1814.

Il meurt à PARIS, 44 rue du Four Saint Germain le 4 avril 1827à la suite d'une gangrène de la jambe, il est inhumé au cimetière du père LACHAISE le lendemain. Sa tombe est ornée d'un obélisque.

JAUNEZ Pierre Sylvestre (MOSELLE)

Né le 31/128/1755 à METZ, père de Edouard JAUNEZ se destinait à l'architecture mais ses études furent interrompues par la révolution.

Pierre Sylvestre JAUNEZ,qui fut attaché comme constructeur à l'armée de SAMBRE et MEUSE et en 1807 fut nommé géomètre en chef du cadastre de la MOSELLE , fonction qu'il occupa jusqu'en 1825. Il mourut le 21 décembre 1844 âgé de 89 ans, il fut remplacé par son fils Edouard (cf. ci-dessous).

JAUNEZ Edouard (MOSELLE)

Son père était Pierre Sylvestre JAUNEZ, Edouard JAUNEZ est né le 6 mai 1795 à METZ (MOSELLE). Il fit ses études au lycée de METZ et est destiné à suivre la carrière de son père, se tourna plus particulièrement vers les mathématiques et les sciences exactes Il sera nommé en 1825 , géomètre en chef du cadastre de la MOSELLE en remplacement de son père.

En 1846, il fut nommé membre du conseil municipal et le 2 juin 1850, il sera maire pro voire de METZ. Le 24 juillet 1852 , il sera nommé maire titulaire.

Maire exemplaire, il fut élevé au grade de chevalier de la légion d'honneur par décret du 4 janvier 1852. Il cessa ses fonctions de maire le 15 juillet 1854. En 1852 élu au conseil général.

Il décède en 1878.

K


KOLB François Joseph Antoine (HAUT RHIN)

Nous savons seulement qu'il était membre de la loge maçonnique de SAINT JEAN de COLMAR en compagnie du préfet, du directeur des droits , du trésorier payeur, du capitaine de gendarmerie, du directeur des domaines, du conservateur des hypothèques, du président de la chambre de commerce, du garde général des eaux et forêts, d'un géomètre du cadastre.

Il est probable que cette situation devait se rencontrer dans de nombreux départements mais la recherche globale reste à être diligentée dans les archives départementales.

L


LESUEUR Nicolas Abraham ( PAS de CALAIS)

Né à PARIS le 13 mai 1773, il passe ses premières années à SAINT DENIS puis revient à PARIS faire ses études au collège MAZARIN. Ses études littéraires terminées et ayant appris ce qu’il convenait pour entrer dans la marine, il part en 1790 pour BREST.

Reçu comme élève, il est attaché successivement aux ports de BREST et de ROCHEFORT, participa à plusieurs campagnes sur l’océan et particulièrement celles qui devaient détruire les positions anglaise sur les côtes africaines.

LESUEUR acquière de nouvelles connaissances en mathématiques. En 1794 , il est reçu à l’école polytechnique après avoir du démissionner de la marine.

BONAPARTE fonde alors l’armée de réserve. En 1800, LESUEUR passe en Italie comme secrétaire du général BOUDET dont la division participe à la bataille de MARENGO. Il resta attaché à l’armée d’Italie jusqu’en 1802.

Revenu en France, il reçut en 1804,la mission d’organiser le cadastre dans le département du PUY de DOME.

Arrivé à CLERMONT FERRAND, il devint le professeur d’un groupe de jeunes gens qui devinrent géomètres du cadastre en PUY de DOME et dans d’autres départements.

LESUEUR fit des études géologiques dans les monts d’AUVERGNE encouragé par le préfet RAMONT il participa également comme auxiliaire désintéressé à la mesure de l’arc de parallèle entre le pôle et l’équateur, opération menée par les ingénieurs géographes militaires.

En 1808, il participe aux travaux pour la mesure de pendule confiés au bureau des longitudes. Il est l’inventeur d’appareils pour la mesure des bases nécessaires pour les opérations de géodésie donna ainsi au pays des preuves de dévouement.

En 1816 il est destitué ; sans fortune et père de famille, il songe un instant de partir pour les ETATS UNIS d’AMERIQUE afin de voir de ses propres yeux un peuple libre. Mais LAPLACE et DELAMBRE l’en empêche en le nommant membre de la commission chargé d’établir les bases de la nouvelle carte de France qui deviendra la future carte d’état major. Il devint l’ami d’ARAGO et de MATHIEU.

Pendant ce même temps, il fut nommé ingénieur vérificateur du département du PAS de CALAIS. Il fut chargé de rédiger un rapport sur les moyens de coordonner les travaux des géomètres du cadastre avec les grandes opérations géodésiques exécutées par le corps des ingénieurs géographes militaires afin d’arriver à une concordance. Mais cette concordance ne fut pas admise bien que présentée au ministre des finances par LAPLACE et DELAMBRE au motif que le ministère des finances risquait de perdre dans l’affaire la direction de la partie d’art du cadastre.

En 1818, LESUEUR obtint le premier rang dans le classement des ingénieurs du cadastre.

En 1821, il fut nommé membre de la légion d ‘honneur.

Quand il arriva en PAS de CALAIS, il forma à nouveau les géomètres comme il l’avait fait en PUY de DOME.

Après des désaccord avec le directeur des contributions directes , il exigea du ministère que ses travaux fussent vérifiés, Le résultat fut que le directeur des contributions démissionna. LESUEUR présenta alors son successeur en tant que géomètre en chef du cadastre du PAS de CALAIS.

Il quitta l’administration pour entrer dans l’industrie sucrière. Il fut membre de l’académie d’ARRAS plusieurs années.

Après la fermeture de la sucrerie qu’il avait fondé à SAINT NICOLAS près d’ABBEVILLE, LESUEUR se retire à PARIS.

LESNE Ch (ILE ET VILAINE)

Ilaide son ami Félix BELLAMY dans ses recherches sur la littérature arthurienne et son implantation dans la forêt de PAIMPONT.

LAUR Jean Antoine (NIEVRE et ESPAGNE)

Né en 1785, LAUR a étudié le génie civil ; dès 1808, il est géomètre du cadastre à AURILLAC dans le département du CANTAL.

Dès 1810, il publie une première version d’un traité sur l’arpentage intitulé « pratique de la géodésie ».

Il devint professeur dans une école chargée de former les géomètres du cadastre et participe à la confection d’instruments de mesure et de calcul.

En 1820, il est nommé géomètre en chef du cadastre du département de la NIEVRE.

A partir de 1823, il continue à publier des recueils notamment sur la calcul des surfaces.

Une fois le cadastre de la France terminé vers 1850, il exerce son activité professionnelle dans d’autres pays européens où il avait de nombreux contacts suite à ses publications.

En juillet 1848, LAUR déménage à ROME, puis il est présent en ESPAGNE de 1850 à 1860 où l'établissement du cadastre espagnol avait attirer de nombreux géomètres étrangers. Il a travaillé à différents niveaux dans la province de BARCELONE et a collaboré en 1859 à MADRID avec la Commission de statistique générale du Royaume dans la conception d'un cadastre général Espagne après avoir fait un passage en BELGIQUE.

LAUR ne fut pas le premier ni le seul géomètre de nationalité française qui travailla en Espagne. A BARCELONE, il retrouve James PADET géomètre de nationalité française.

LAUR à la Commission de statistique du Royaume général d’ESPAGNE

A la fin des années 1850, il arrive à MADRID, accompagné de son frère Hippolyte LAUR qui était lui aussi géomètre du cadastre.

Jean-Antoine LAUR est venu à Madrid au bon moment, et a trouvé un grand partisan: Alejandro OLIVAN. En effet, l'après-midi 5 Juin 1859, OLIVAN présente LAUR à la commission de statistiques du Royaume.

LAUR fait plusieurs offres à la commission :y compris la vente de divers instruments topographiques, , le développement d'un manuel pratique pour la direction des travaux cadastraux, et un plan de formation pour la formation du personnel.

Le statut de LAUR reste très indéfini dans le système espagnol.

Le 8 octobre 1860, Jean-Antoine Laur adresse une demande à Alejandro Olivan afin d’obtenir une permission d’un mois pour voyager à l’étranger mais fin 1860, il démissionne. LAUR avait près de 75 ans.

Son frère Hippolyte est resté à Madrid et a continué à travailler comme géomètre du cadastrepour le compte de la Commission de statistique

Quelques productions de LAUR :

- 1823. Olarithme français, ou nouveau calculateur graphique .

- 1825. Géodésie perfectionnée de mise à pratique pour toutes les personnes qui s'occupent de l' arpentage .

- 1855. Géodésie Simplifiée pratique et perfectionnée dans

l'utilisation du génie civil et militaire, et des Ponts et des mines chaussées de géomètres

du cadastre, etc.

Jean-Antoine (1859). Notice sur les planimètres

LAPEYRERE Jean Bernard (ORNE)

Voir étude sur la vie de Jean Bernard LAPEYRERE dans l'onglet qui lui est consacré.

LELEU (HAUTES PYRENEES)

Nous connaissons quelques éléments de la vie de LELEU à travers le récit fait par Guillaume Sulpice CHEVALLIER, écrivain sculpteur, connu sous le pseudonyme de GAVARNI.

Gavarni

« Il {GAVARNI} arrive à Tarbes (le 5 janvier 1826) dans un complet dénuement et se trouve bientôt dans la situation la plus précaire ; mais il est accueilli par M. Leleu, géomètre en chef du cadastre, qui lui procure, sous couleur d’une occupation dans son service, le logement et la table, l’existence assurée et tranquille, d’agréables relations et l’occasion de dessiner des paysages, d’écrire ses impressions, d’excursionner et d’ascensionner dans les Pyrénées. Ainsi s’explique comment une liste complète de son œuvre doit mentionner un Plan d’alignement de Lourdes, et aussi comment Chevallier, frappé de la beauté du cirque de Gavarnie, se souvint de ce nom quand il lui fallut trouver pour lui-même le joli nom de guerre qu’il a rendu si célèbre »

A cette époque LELEU semble un vieux garçon. Dans une lettre, GAVARNI nous apprend que LELEU à 60 ans, né à PARIS, « d’une famille riche et héritier de bonne heure , il avait mangé sa fortune à vingt cinq ans, un penchant décidé pour les beaux arts et la nécessité l’ont fait peintre. Il a été lié avec tous les artistes de son temps, il a été pauvre avec eux et philosophe avec eux. Ces liaisons, l’infortune, et son caractère naturel, en ont fait, à présent qu’il est riche, un riche supportable. Il y a dix huit ans qu’il est à TARBES » : GAVARNI occupe , au second étage , un petit logement d’ami. Il est tenu de se trouver chez LELEU qu’aux heures des repas. Dans sa jeunesse tumultueuse d’artiste, LELEU avait connu l’oncle de GARVARNI, un certain THIERMEL. LELEU surnommait GARVARNI « son ami jalon » alors qu’il l’accompagnait dans ses tournées cadastrales. Il l’avait embauché comme commis au cadastre.

LELEU serait décédé à l’âge de 95 ans.

LELEU nous a laissé une gravure de son cru sur la pose de la première pierre des thermes de BAGNERES de BIGORRE le 8 juillet 1823 par le Duchesse d’ANGOULEME :

leleu acquarelle

LELEU a fait don de nombreux dessins au musée de la ville de TARBES.

LEUDIERES des LONGCHAMPS Marie François (CHER)

Marie François LEUDIERES des LONGCHAMPS est né le 25 mai 1789 à SAINT DOMINGUE, il épouse à AHUN (CREUSE) le 17 janvier 1814 Melle Gabrielle Sophie RIOUBLANT née le 10 mars 1786. Il est alors géomètre de première classe du cadastre à GUERET. Il est le fils de François LEUDIERES des LONGCHAMPS et de Geneviève Elisabeth PREVOST. Son père était notaire à FORT DAUPHIN.

LECA Etienne (CORSE)

Sous le second empire, en 1858, Etienne LECA, géomètre en chef à AJACCIO représentait les bonapartistes et fut élu au conseil général.

M


MOLEON Jean Gabriel Victor (de)

Né à AGDE (HERAULT) le 14 juillet 1784 ;

Parent de LAVOISIER et de GROGNARD, ancien élève de polytechnique, ingénieur en chef des domaines de la liste civile, ancien ingénieur en chef du cadastre pendant 11 ans,il est l’auteur du bassin de la rade de TOULON.

Sous la restauration, il fut ingénieur du domaine de la liste civile.

Il prit sa retraite en 1830.

Fondateur de la Société polytechnique-pratique et membre de seize académies et sociétés savantes ou philanthropiques en France et 10 à l’étranger.

Auteur de nombreux ouvrages.

Décédé à PARIS le 13 décembre 1856.

MARYJean Baptiste (AUDE)

A CARCASSONNE (AUDE), il existe un espace vert portant le nom de « jardin du marquis de GONET ». Ce parc faisait partie de la propriété de "PRAT MARY " ayant appartenu à Jean Baptiste MARY, géomètre en chef du cadastrequi à donné son nom au domaine. Le monogramme « M » figure encore sur la grille d’entrée.

prat mary

En 1838, les revenus de J B MARY ont fortement chuté et il ne percoit plus aucun salaire de l’administration. Il dépose alors une demande auprès du conseil général de l’AUDE afin d’être dédommagé. Une somme de 1290,04 francs lui est proposée au titre de l’occupation dans son habitation de pièces destinées à entreposer les pièces cadastrales confiées à sa garde.

N


NAYLIES (ILE ET VILAINE)

De octobre 1810 à juin 1812, NAYLIES se trouve dans le département des APENNINS en tant que géomètre en chef du cadastre.

En 1828 , il est le géomètre en chef du département d’ILLE et VILAINE. Le 28 août 1828, on le retrouve noyé dans la rivière de l’ILLE qui coule au bas de son jardin.

P


POUCHIN DESCRETTES Jacques (MANCHE)

Né le 12 décembre 1763 à SAINT LO (MANCHE)

Considéré comme un grand mathématicien, excellent humaniste, habile professeur et écrivain distingué.

Né d’une famille honorable, mais sans fortune, le jeune POUCHIN ne porte jusqu’à la révolution que le nom de DESCRETTES. Il fit ses études au lycée de SAINT LO.

Destiné par ses parents à une carrière sacerdotale, il prit l’habit et entra au séminaire de COUTANCES. Mais il y constata son absence de vocation et retourna à la maison paternelle. A 20 ans, il fut promu professeur de philosophie au collège royal de SAINT LO où il dut conserver la soutane que portait les autres professeurs tous engagés dans les ordres. La révolution arrivant, l’abbé DESCRETTES devint le garde national POUCHIN.

POUCHIN fut pris en amitié par le premier magistrat de la ville, M VIEILLARD-BOISMARTIN. Tous les deux furent choisis en novembre 1794 comme élèves pour faire partie des premières écoles normales dans le but de ranimer en France le goût des études classiques.

POUCHIN recherche auprès de LAGRANGE, LAPLACE, MONGE et BERTHOLET des enseignements qui vinrent compléter ses connaissances en matière de sciences physiques et mathématiques.

En 1798, POUCHIN obtint à l’école centrale de la MANCHE établie à AVRANCHES la classe des sciences mathématiques, puis à SAINT LO repris la chaire de philosophie.

A l’époque où le système cadastral fut instauré en France, il devint ingénieur du cadastre de la MANCHE et il continua de résider à SAINT LO.

En 1813, il épouse, il épouse la nièce de l’un des membres du barreau de PARIS, M BITOUZE des LINIERES. De cette union, naquit un seul enfant prénommé Emile qui fut reçu élève de la marine avant l’âge de 17 ans mais mourut à TOULON en 1831.

Né en plein 18 ème siècle, nourrit des idées du siècle des lumières, il fut donc à l’école de VOLTAIRE et surtout celle de ROUSSEAU, son maître en matière d’opinion morales et religieuses et de tendances sociales furent le noyaules. Dès lors, lorsque la révolution de 1789 arrive, POUCHIN en épouse les idéaux tout au moins jusqu’à ce que la terreur ne fit son œuvre macabre.

POUCHIN fut l’un des fondateurs de la société des amis de la constitution qui fut créée à SAINT LO. Les fonctionnaires de la ville furent le noyau de cette société. Cette société de SAINT LO , ne manifesta aucune adresse au pouvoir en place lors de la mort de LOUIS XVI. Lors des fêtes de cette société, POUCHIN pris souvent la parole en son nom.

Deux émissaires en provenance de COUTANCES et BAYEUX furent envoyés à SAINT LO pour mettre au pas les retardataires de la MANCHE.

Décédé le 22 avril 1816 à SAINT LO à l’âge de 53 ans.

PRISTON Hippolyte (MAINE ET LOIRE)

En 1834, le ministre des finances demande l’annulation du conseil de préfecture qui annulait une imposition au nom de PRISTON. En effet, il était constant que PRISTON vendait des gravures en boutique et qu’il dispose d’un assortiment considérable de ces objets donc il reste passible de la patente. Jusqu’en 1832 il n’était considéré comme simple revendeur d’estampes.( mais s’agit il vraiment du même PRISTON ?).

En 1846, PRISTON expose au conseil général du département de MAINE et LOIRE qu’il est sans activité et demande une indemnité en attanedant la reprise des travaux. Cette inactivité n’étant pas de son fait mais les conséquences d’une circulaire de 1846.

Auteur d’une table des rues, places, quais, ponts, promenades et monuments de la ville d’ANGERS.

Une fois le cadastre terminé, PRISTON entreprend plusieurs travaux au profit du département du MAINE et LOIRE.

PHELIP (GARD)

A la fin des opérations cadastrales, PHELIP demande au conseil général du GARD, une indemnité car il est toujours dépositaire de toutes les pièces relatives à la partie d’art ce qui lui occasionne des frais de location et des dépenses qui sont loin d’être couvertes par le prix des extraits qu’il délivrera.

Le conseil général lui alloue une indemnité de 800 francs et prie l’administration de transférer à l’avenir les plans à la direction des contributions directes.

PIERRUGUESPierre Emmanuel(GIRONDE)

Il succéda en GIRONDE à DORE puis à DESTOR et est connu pour le plan d’alignement de la ville de BORDEAUX.

Il est né à la MARTINIQUE le 29 janvier 1760 et serait mort vers 1857, à un âge malgré tout avancé. Sa famille et sa descendance sont implantés dans le VAR dans la région de CALLAS.

Pierre Emmanuel PIERRUGUES réside à ANTIBES quand il fut nommé ingénieur ordinaire des Ponts et Chaussées le 18 prairial an II. Il est entré dans le corps des Ponts le 12 ventôse an II et en a démissionné en floréal

Pendant la révolution, il fut successivement procureur syndic du district de DRAGUIGAN (novembre 1791), procureur syndic puis président du département (17août 1793 et nivôse an II).

Homme de loi, il dirige les services de plusieurs services à la préfecture du VAR et est conseiller général du VAR ( an XII-1811), élu candidat au corps législatif en concurrence avec l’abbé SIEYES qui ne l’emporte qu’au bénéfice de l’âge.

En prairial de l’an XII entre à l’administration des contributions directes (cadastre) puis en 1806, il est appelé en GIRONDE par le préfet FAUCHET , ancien préfet du VAR..

Il devient membre de la société polymathique du muséum d’instruction publique et correspondant de l’ancienne université de TURIN.

Il publia en 1816 un opuscule sur « l’administration financière des communes de France ».

En 1814, il fut favorable à la restauration et participa au comité provisoire de gouvernement formé à BORDEAUX après la visite du duc d’ANGOULEME Il fait alors partie du conseil général et est décoré de la légion d’honneur.

Maintient ses fonctions au sein du cadastre, en 1818, il parjura son serment à l’empereur et fut décoré du « brassard bordelais » distinction qui honorait ceux qui œuvraient en faveur du régime royaliste.

Il quitta BORDEAUX vers 1818 après que son plan d’alignement fut contesté et modifié à plusieurs reprises. Il a quitté la GIRONDE entre 1818 et 1819.Il fut remplacé par RICHARD en 1819 puis par PILLOD en 1825.

Il termina sa vie à PARIS comme homme de lettres et publia notamment en 1826 un ouvrage sur les auteurs érotiques latins. Il décède en 1827.

Sa veuve toucha en 1857 des indemnités au titre de l’activité littéraire de son mari. PIERRUGUES était membre de plusieurs sociétés littéraires

PONSOT (NORD)

Il est nommé géomètre de première classe le 28 mars 1849 et géomètre en chef le 7 janvier 1861 mais ne comptait à sa mort que 14 années d’ancienneté.

PONSOT est décédé à l’âge de 57 ans, laissant sans aucune ressources, sa veuve et cinq petites filles. La modeste dot qu’elle avait reçue en mariage a été soustraite par le notaire. Le père de madame PONSOT, ancien contrôleur principal des contributions directes à DUNKERQUE n’a pour vivre, lui et sa femme avancée en âge que la modique pension de contrôleur et il est tombé en enfance.

Le conseil général du NORD est saisi par le préfet afin de verser une allocation à Madame PONSOT. Elle obtint un secours de 300 francs.

Q

QUILLARD César(HAUTE MARNE)

Né le 8 décembre 1782 à AUBEPIERRE SUR AUBE (HAUTE MARNE), il se marie vers 1810 avec Agnès Joséphine TRUCHY

Ils auront un fils Claude Léon né en 1815 qui sera ingénieur général des Ponts et Chaussées.

César QUILLARD décède le 2- février 1866 à TROYES (AUBE)

R


REYMOND Joseph (ALPES DE HAUTES PROVENCE)

Il se marie le 26 octobre 1808 avec MATHON Sophie Françoise. Il a alors 43 ans et elle est âgée de 35 ans. Ce même jours, il effectue la reconnaissance de 4 enfants ;

S


SIMON Jean (CALVADOS)

Ce résumé est tiré de la biographie de Jean SIMON écrite vers 1856 par Julien TRAVERS.

Jean SIMON est né à VERTEUIL (CHARENTE) le 29 juin 1779. Ses parents, sans fortune, étaient dans l’impossibilité de l’envoyer au collège. Il reçut des rudiments d’instruction, lecture, écriture, calcul.

Ainsi grâce à sa volonté d’apprendre, le jeune SIMON fut appelé dans la CORSE dès l’an XII pour des recherches scientifiques payées par des négociants spéculateurs.

Son goût pour les mathématiques l’attira vers le cadastre naissant. Il fut alors employé à lever des plans de masse dans le département des DEUX SEVRES lorsque le préfet de ce département le nomme géomètre de première classe le 10 juin 1808 sur proposition de l’ingénieur en chef du cadastre.

4 années après, le baron DUPIN, préfet des DEUX SEVRES lui délivre un certificat favorable pour son avancement. Le 13 avril 1808 , il est ainsi nomme ingénieur vérificateur dans le département de l’EMS ORIENTAL.

Mais le armées étrangères qui fondaient alors sur la France, l’oblige à rentrer à PARIS et à demander un poste sur le territoire national. Il fut alors nommé ingénieur en chef dans le MORBIHAN le 22 octobre 1814 puis le 18 juillet 1816, il passe dans le CALVADOS.

Il était occupé de rendre service à ses concitoyens et il se consacra à l’ouverture des voies de communications. Il écrivit des articles en ce sens dans les journaux locaux dont « l’intérêt public ». Il fait des projets concernant l’embellissement de la ville de CAEN et maints projets sur le chemins de fer.

Il publia de nombreux ouvrages : du cadastre perpétuel ;détournements de voies ; projet de colonisation des Landes de Gascogne ; amélioration de la navigation entre CAEN et la mer .

L’ouvre capitale de Jean SIMON est la confection d’un atlas du département du CALVADOS gravé sur pierres en 311 cartes. Ces gravures ont malheureusement disparues . Pourtant avant de mourir, il avait rédigé devant notaire un testament qui confia les cartes déjà gravées à l’académie des sciences, arts et belles lettres de CAEN dont il était membre.

Il est décédé le 27 mars 1856. Les seuls héritiers de Jean SIMON étaient son frère et sa sœur.

Un fond SIMON existe aux archives départementales du CALVADOS recensant de très nombreux documents produit par cet infatigable chercheur.

Ila toujours profité de ses inspections cadastrales dans le département du CALVADOS pour y découvrir des curiosités tels des manuscrits de l’abbaye de TROARN découverts chez le maire de la commune.

En 1848, il proposa la création d’une banque nationale avec des comptoirs dans les chefs lieux de départements et d’arrondissements ;

T

TRUCHY DE BASOUCHEJ B (HAUTES ALPES)

Géomètre en chef à GAP, il publia au moins deux ouvrages ; l’un en 1837 sur la nécessité d’établir un bon cadastre en CORSE et un second en 1837 également sur le cadastre et sa conservation perpétuelle.

Il émit également un jugement très sévère sur les géomètres du cadastre (cf. partie sur les géomètres).

V


VENDOL Jean Pierre François ( ARDENNES)

Né le 14 mars 1788 et décédé en 1854.

I - QUELQUES SITUATIONS PARTICULIERES

A le fin de leur carrière cadastrale, certains géomètres en chefs se sont retrouvés agent voyer en  les département où ils exerçaient initialement. Certains ont d’ailleurs pu écrire que cette situation était des plus logique.

Un seul binôme de géomètres en chef sera détecté. Il s’agit de CARBONNIE et GIRARD qui sont intervenus simultanément dans le département de SEINE MARITIME.

Il y eut des successions « familiales » sur le poste de géomètre en chef du cadastre. Ainsi Edmond JAUNEZ succéda à son père Sylvestre JAUNEZ dans le département de la MOSELLE ; de même, Camille GAYARD succéda à son oncle FANOST louis François en INDRE et LOIRE.

A la fin des opérations cadastrales, certains géomètres en chef éprouvèrent des difficultés financières et durent demander des allocations aux conseils généraux.

Cela est encore plus probant pour les veuves de géomètres en chef du cadastre qui ont du faire appel aux conseils généraux pour subvenir financièrement aux dépenses de leur famille.

J - Quelques points de conclusion

La nomination de ces personnages en tant que géomètre en chef du cadastre reste encore une énigme pour moi mais quelques pistes peuvent être ouvertes.

Le reconnaissance du passé militaire de nombre d’entre eux fut certainement un élément de décision de ces nominations par les ministres alors que les carrières militaires s’étaient arrêtées au fil des décrets de suppression des corps ou des grades.

En tout état de cause, à travers l’histoire personnelle de ces personnages, nous rejoignons fréquemment la grande histoire de notre pays.


annexe 1-  

liste des ingenieurs verificateurs -géomètres en chef par département

annexe 1 page 1

annexe 1 page 2

annexe 1 page 3

annexe 1 page 4

annexe 1 page 5

annexe 1 page 6

ANNEXE 2 :

 NOMBRE DE DEPARTEMENT OU ONT EXERCE LES GEOMETRES EN CHEF

ANNEXE 2 PAGE 1

ANNEXE 2 PAGE 2

ANNEXE 2 PAGE 3

ANNEXE 3 :

 NOMBRE DE GEOMETRES EN CHEF PAR DEPARTEMENT

annexe 3

ANNEXE 4 

NON PUBLIEE


Annexe 5 

QUELQUES PRODUCTIONS CADASTRALES PROPOSEES PAR DES GEOMETRES EN CHEF

AUBRY Pierre François (Tarn et Garonne):note relative à la conservation cadastrale et sur l'amélioration à apporter dans le levé des plans

BARRAU Jean Félix ( Pyrénées atlantiques)

en avril 1835 , présente une pétition mémoire à la chambre des députéssur la conservation du cadastre et sur la nécessité de créer un corps de géomètres experts.

BUSSET ( Puy de Dôme)

1) atlas topographique statistique et minéralogique du département du Puy de Dôme

2)1827traité pratique de la partie d'art du cadastre-lever des plans parcellaires avec toute l'exactitude possiblesans le recours d'autres instruments que la chaîne.

3) utilisation du baromètre du sieur BUNTEN pour le nivellement barométrique du département du Puy de Dôme 1827

BRYON ( Jura Vosges)

1817 lettre d'un ingénieur du cadastre à Monsieur DUPETIT THOUARS en réponse à son ouvrage intitulé "la vérité sur le cadastre français"

1826 instruction sommaire sur l'usage du planimètre graphique , instrument imaginé pour donner au calcul des surfaces plus de célérité et de précision.

BEUVIERE (Côtes du Nord)

1846 rapport fait à l'académie des sciences dans sa séance du 16/3/1846sur un nouveau planimètre .

CARTERON participe avec CALMELS et LEFEBURE à une commission chargée d'examiner les divers projets de conservation du cadastre

Notice relative à la chaîne métrique

CALMELS ( Corrèze et Saône et Loire) :

de mars 1808 à fin 1808 crée un éphémère cours d'arpentage qui fonctionne à UZERCHES durant quelques mois dans le but de former de bons géomètres. Chaque élève paye 10 francs/mos, somme éventuellement remboursée par le ministre des finances . Ne sont admis A RELIRE

DESPAIGNOL LAFAGETTE Jean Nicolas ( Ariège)

propose " Considérations sur le cadastre de la France, et vues sur le Moyens de Perfectionnement et d'Economie qu'on pourrait apporter, en ce moment, dans sa partie topographique" .Il adresse ce manuscrit à Alphonse de LAMARTINE qui dans sa deuxième lettre félicite J.N. D’Espaignol -Lafagette « de ce travail important rédigé d’une manière si claire et si lucide" et lui répond "j’ai malheureusement des occupations trop nombreuses en ce moment pour pouvoir m’occuper de cette matière mais lorsque la

question se présentera je vous promets de m’y intéresser et d’y intéresser mes amis politiques".

GELINSKI Charles Frédéric

Transformateur by J. Van Pelt & Zonen

A brass transformateur, a simple device for calculating surface areas on a plan by the graphical method of transforming an irregular figure into a simpler shape such as a triangle. The inventor of the transformateur is Charles Frédéric Gelinsky (*1771-†1837) ingénieur vérificateur du cadastre in Angers who published a manual explaining its use in 1815. 204x25x2mm. See notes 3 to 12 below.

Gelinsky's Transformateur. Lecoy, François; Méthode simple et facile pour lever les plans, Paris 1846.

HEURLEY (Yonne)

publie en 1872 du cadastre et des moyens de le réviser et en 1878 du cadastre et de sa conservation adressé le 11 juillet a M le Président du congrès international des géomètres a l'occassion de l'exposition universelle.

LAUR Jean-Antoine ( NIEVRE)

a rédigé le texte manuscrit d'un ouvrage sur l' arpentage, pratique de la géodésie. En 1823 , il publie un ouvrage sur l'arpentage appliqué au calcul des surfaces.et de nombreux autres ouvrages notamment sur l'utilisation de planimètre.

SIMON Jean ( Calvados)

Extrait d'un vaste projet ayant pour titre: Considérations sur la division territoriale de la France el sur les améliorations dont elle est susceptible, tant dans l'intérêt des populations, de la justice civile, administrative el religieuse, que dans celui de la conservation de la propriété

Du cadastre perpétuel, dans ses rapports avec le régime hypothécaire, et du cadastre général perpétuel, comme puissant moyen de crédit foncier. Caen, 1S39, in -SO.

Topographie du Calvados. Vallée de Livarot. Caen,
In-B". (sans date).

l'œuvre capitale de Jean Simon, celle qui lui assure un nom parmi les géomètres et les géographes, c'est son Atlas du département du Calvados. Les 37 cantons y sont gravés sur pierre en 311 cartes, ~ l'échelle de 1 à 8O,OOO

TRUCHY de BASOUCHE ( Hautes Alpes)

Pour comprendre dans quelles conditions ont été établis ces plans, le témoignage de Truchy de Basouche, un géomètre privé de l'époque, est précieux. Dans son ouvrage "Du cadastre et de son amélioration", paru en 1818, il écrit ceci :

"La France n'avait en 1802 que très peu de bons géomètres. Les commissaires à terrier avaient changé de carrière, et le bouleversement des grandes propriétés avait forcé une partie des autres arpenteurs à suivre cet exemple. Il ne restait donc dans l'arpentage, à quelques exceptions près, que ceux qui n'étaient pas capables de faire autre chose [...]

Les préfets furent donc obligés, dans chaque département, d'admettre presque sans choix les géomètres qui se présentaient. On nomma ainsi tous les géomètres en chef et les vérificateurs. Ni les uns, ni les autres, ne connaissaient bien l'étendue de leurs devoirs. Les géomètres en chef, entrepreneurs de tout le travail, ne s'occupèrent qu'à tirer parti de la circonstance, et comme ils n'espéraient pas que ces travaux seraient de longue durée, ils les exploitèrent à leur profit, et les confièrent presque partout, à des arpenteurs incapables de les exécuter [...]

Ce fut à ces agents, étrangers aux opérations géodésiques, que l'on confia cette vaste entreprise, et encore ne prit on aucune précaution pour les former à l'avance,aux travaux qu'ils allaient exécuter [...] "

Quelques mots sur la Corse et sur la nécessité d'y établir un bon cadastre par JB TRUCHY géomètre en chef du cadastre GAP 1837

Mémoire sur le cadastre et sa conservation perpétuelle par JB TRUCHY GAP 1857

annexe 6

QUELQUES PRODUCTIONS NON CADASTRALES PROPOSEES PAR DES GEOMETRES EN CHEF

AUBRY Pierre François :

projet de chemin de fer de VALENCIENNES à METZ

extension des voies de communication

amélioration de races d'animaux domestiques

BOSC ( Var)

1847 réalise le chaînage et relevé altimétrique du radier de l'aqueduc romain entre MONS et TOURETTES ;

en 1844 présente au préfet un rapport sur l'irrigation et la création de canaux

BUSSET ( Puy de Dôme et Cote d'Or) ,

en 1839 réalise le plan exact du mont AUXOIS sur la plateau duquel la ville d' ALISE SAINTE REINE était bâtie.

BELLOT Joseph René ( Haute Garonne)

1814 construction de la ligne de défense de TOULOUSE contre l'armée ,crée la barrière de Saint Cyprien- vérifie le plan général de TOULOUSE commandé par la municipalité.

CARTERON ( Hautes Alpes)

1824 projet de bâtiments communaux à GAP

CALMELS Laurent ( Saône et Loire)

rédige en 1829 une table de comparaison des anciennes mesures usitées dans le département de la Saône et Loire avec le système métrique.

DESPAIGNOL LAFAGETTE Jean Nicolas ( Ariège)

à la fois architecte , ingénieur , sociologue et économiste élabore un plan d'aménagement de la ville de FOIX , des mémoires sur les chemins de fer en vue dede la ligne TOULOUSE - FOIX avec prolongement vers l'ESPAGNE. Il a également laissé de nombreuses poésies.

DELAVAU louis Martin (Bouches du Rhône) :

Projet de chemin de fer de MARSEILLE à LYON, mémoire sur les moyens de fournir à la ville de MARSEILLE les eaux de consommation, projet de docks aux Catalans et Pharo.

DERRIEN Romain Marie (Maine et Loire)

a participé aux travaux sur les marais de l'Authion et sur la construction du pont de Saumur; a écrit une notice historique et descriptive sur la route du Mont Cenis

GELINSKI Charles Frédéric ( Maine et Loire et hautes Alpes )

dépose le 10 juin 1824 un brevet pour une roue non excentrique, à palette mobile à l'usage des bateaux à vapeur

HOURY (Jura) a produit un rapport sur la théorie des nombres

JARRIN ( Ain) a écrit un manuel pratique des poids et mesures du département de l'AIN

LEFEVRE ( Ile et Vilaine ) :

nouveau traité géométrique de l'arpentage à l'usage des personnes qui se destinent à la mesure des terrains et au levé des plans et nivellements.

PIERRUGUES Pierre Emmanuel ( Gironde)

Mémoire explicatif des projets d’alignement et d’embellissement… pour la ville de Bordeaux… en exécution de la loi du 11 septembre 1807

De son passage d’une dizaine d’années à Bordeaux, il faut aussi retenir qu’il a publié en 1816 un opuscule intitulé – même si ce dernier est anonyme –, De l’administration financière des communes de France, avec quelques applications à la ville de Bordeaux, chez Racle

1816 : une brochure intitulée Des principes du ministère actuel en réponse aux 65 pages de M. de Chateaubriand

en 1818, une traduction du Mécanicien anglais

en 1826, les notes de l’Erotika Biblion de Mirabeau dans une édition de 1833

et surtout un remarquable et rarissime ouvrage traitant des auteurs érotiques latins publié la première fois en 1826 sous le titre Glossarium eroticum linguae latinae…, conservé quant à l’unique exemplaire que nous en connaissons à la Bibliothèque Nationale. Sa veuve domiciliée à Paris toucha à sa mort ou peu après, en 1857, des indemnités au titre de l’activité littéraire de son mari ;

SIMON Jean ( Calvados)

Projet de colonisation ,d'une partie des landes de Gascogne et de Bordeaux. Extrait. d'un vaste projet ayant pour titre: Considérations sur la division territoriale de la France et sur les améliorations dont elle est susceptible, tant dans l'intérêt des populations, de la justice civile, administrative et religieuse , que pour faciliter la conservation des plans cadastraux, Caen, 1852, in-B".

Observations concernant {e rapport fait au Conseil municipal de Caen sur l'amélioration de la navigation de l'Orne entre Caen et la mer. 28 février 1853. Caen, in-So.

Nouvelle variante du chemin de fer aux abords de la ville de Caen. 7 février 1856. Caen, in-8° .. Réponse à la brochure que M, Pont a publiée sous ce ,Titre : Choix d'un emplacement pour' la station des chemins de fer de Caen. 28 mars 1854. Caen, in-B''.

, Du chemin de [er aux abords de Caen, de t'emplacement de sa station et de son embranchement. 14 juin 1856. Caen, ln-S'', - Id. 19 juin 1856.

études d'un canal de dérivation qu'une compagnie d'actionnaires, en tête desquels était' M. Stéphane Flachat, voulait ouvrir sur la rive gauche de la Seine, espérant amener du Havre à Paris les navires de commerce de 800 tonneaux.

Projet d'établir un tribunal de famille dans chaque commune, 1850.

Création au ministère des finances d'une banque nationale avec comptoirs dans les chefs lieux de départements et d'arrondissements dotée de 4 milliards en immeubles (juillet 1848)

et encore bien d'autres.....

CARTE DES DEPARTEMENTS FRANCAIS EN 1812

departements en 1813


SOURCES

-les cartouches des Tableaux d’Assemblage des plans napoléoniens des Archives Départementales en ligne

-recueil des contributions directes et du cadastre 1832 - 1845

-gallica

-recherches sur internet

-recherches généalogiques sur GENEANET

-base leonore du ministère de la culture

-Site de l'assemblée nationale - biographie des députés

-Journal du génie civil des sciences et arts tome XIV 1846

  • -guide des sources de Grunvald

-Dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 de ROBERT et COUPIGNY

-Jean Bernard LAPEYRERE par Denis MOUSSET

-Annales de la société d’émulation, agriculture et littéraire de l’AIN 1900

-Mémoires de l’académie d’ARRAS – société royale des sciences 1854

-Rapports et délibérations du département du MAINE et LOIRE 1846

-Recueil des arrêts du conseil ou ordonnances royales 1834

-Revue Savoisienne, journal publié par l’association florimontane d’ANNECY 1932

-Archives départementales du TARN série 3P

-Site www.boisboissel.fr

-Site www.voyeaud.org

-Dictionnaire biographique des italiens par Joseph FONSECA

-Travaux de la société de statistiques de MARSEILLE tome VIII 1843

-Société des lettres et arts de TROYES

-Jean Antoine LAUR, un géomètre français en Espagne par José Ignacio MURO, Francisco NADAL et Luis ORTEGA

-GAVARNI par Edmond et Jules GONCOURT

-Le journal de ROUEN

-Eloge de POUCHIN par P.A VIEILLARD, bibliothécaire du sénat

-L’aventure du cadastre et plan général d’alignement de BORDEAUX par Sylvain SCHOONBAERT-société archéologique de BORDEAUX

-Jean SIMON par Jules TRAVERS –CAEN 1856

-Académie des sciences, inscription et belles lettres de HAUTE GARONNE

-Archives municipales de LYON

-Les marquis de PANETTEde 1818 à 1899 - wikipédia

-Société archéologique de TOURAINE (article de J.M GORRY)

-OUEST ECLAIR de 1819 à 1937

-Revue du souvenir napoléonien- décembre janvier 2000 – Marc ALLEGRET

-Annales de HAUTE PROVENCE

-Musée des beaux Arts de la ville de TROYES.

-De l'estime au cadastre en Europe - Colloque des 20 et 21 janvier 2005-Matthieu de Olivera

-Répertoire général des contributions directes-R Lemercier de Jauvelle - 1906